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2 novembre 2011

La mixité sociale

Publié par cyrilcouet dans opinion

Ce thème de la mixité sociale me travaille depuis quelques temps déjà. Il faut dire qu’écrivant quand même très peu en ce moment, j’ai au moins le temps de réfléchir à de potentiels sujets. En plus, le fait d’avoir passé dix jours sur une plage déserte dans une eau turquoise et à 30 degrés, m’a encore plus motivé pour écrire quelques lignes sur cette mixité sociale.

Plus sérieusement, c’est l’abandon de la carte scolaire qui m’a fait réfléchir à cette question. Les partisans du gouvernement essaient de m’expliquer que la fin de cette carte scolaire est une aubaine pour la mixité sociale alors que les dernières statistiques montrent complètement l’inverse : Les inégalités sont de plus en plus grandes, la fracture sociale de Jacquot est devenue un gouffre et les ghettos sont de plus en plus présents dans notre pays.

L’arrivée de la gauche l’année prochaine va-t-elle changer quoi que ce soit ? Je ne le pense pas. Une certaine partie de la gauche et en particulier celle qui va arriver au gouvernement veut plus de mixité sociale mais seulement chez les autres. On veut bien des diversités culturelles, de couleurs, de religions mais dans les écoles des autres. Nos enfants ne doivent pas être touchés. Cela me rend triste. Oui, je le crie haut et fort, je suis pour une vraie mixité sociale qui commence immédiatement dans l’école de mes enfants. Oui, je le crie haut et fort, dans le même ordre d’idée, je veux que ma commune installe un camp de gitans, de manouches ou de gens du voyage. Oui, je le crie haut et fort, je veux que ma ville construire des logements sociaux réservés à des gens qui en ont réellement besoin.

J’ai découvert la mixité sociale. Tous les jours, je prends le bus. Non ce n’est pas dans mon bus que je l’ai découverte. Mon bus serait plutôt une belle image du ghetto. Outre le fait qu’Il est constitué à 98% de noirs et d’arabes et que les voitures qui nous doublent sont constituées à 98% de blancs, à l’intérieur de mon bus je découvre des caractères fascinants : Il y a ce cadre supérieur qui vérifie son blackberry toutes les deux minutes. Il y a des djeuns qui se bousillent les oreilles et qui ont oublié de mettre une ceinture. Je remarque aussi une femme troublée et amusée par les SMS qu’elle reçoit et qui répond aussi vite qu’elle les lit. J’entends aussi une discussion dans une langue que je ne connaitrais jamais. Souvent, des téléphones sonnent, les personnes gênées chuchotent mais répondent systématiquement à la question qui vient après le allo : « t’es où là ? ». Et puis certains s’énervent : « Chauffeur, la porte… ». Moi, j’ai ma radio, France Inter me berce… Un doux endroit mon bus, une belle transition entre le bureau et la famille…

J’ai donc découvert que la mixité sociale existait. Elle est de l’autre côté de ma rue. Mais cette rue m’empêchait de la voir, m’empêchait de la toucher.  Aujourd’hui, je la comprends mieux, je la palpe quand je vais au marché, je l’aperçois quand je vois les bus passer. Oui, cette mixité existe d’une certaine façon même si elle n’est pas telle que je la rêve. Ce n’est peut-être pas la vraie mixité mais plus une cohabitation au sein de la cité. C’est aussi peut-être le début d’une certaine forme de mixité, qui sait…

Ce n’est qu’un début, continuons le combat…

(Il fallait quand même une petite parnthèse…)

16 octobre 2011

Les primaires…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

J’ai réalisé en revenant de voter que les socialistes avaient eu l’idée du siècle. Pour dire vrai, je me l’étais déjà dit la semaine dernière en revenant du premier tour, mais me demandant si Arnaud avait été un bon choix, lui qui court après sa particule, je n’avais pas percuté que le PS  avait inventé ce qui pourrait révolutionner le monde.

Pourtant, notre président lui-même n’a pas compris la force de ce qu’ont réussi les socialistes. Même Henri Guaino, le type qui permet à Nicolas d’être moins bête que Berlusconi, n’a pas saisi la force de l’invention. Pour être tout à fait honnête, je subodore que ces types ont en réalité parfaitement compris le truc mais comme c’est difficilement réalisable à l’UMP, ils préfèrent faire la politique de l’autruche. C’est une attitude connue et une tactique bien rodée : Quand un politique comprend la question mais qu’il ne veut pas y répondre, il prétend qu’il n’a pas compris ladite question. Une autre ruse consiste à dire qu’on ne connait pas le dossier : « vous comprenez, cette affaire n’est sortie il n’y a que trois semaines, je n’ai pas eu le temps de regarder le dossier, je ne sais que ce que dit la presse », en d’autres mots, t’en sais autant que moi alors me gonfle pas. Une autre voie quand on ne sait pas la réponse est la méthode dite « Frédéric Lefèbvre », à savoir, je réponds que des conneries et si le journaliste insiste, je sors une énormité encore plus grosse. Mais revenons à nos papillons comme dirait mon pote Bénabar…

Les socialos ont donc inventé le truc qui pourrait révolutionner la vie politique. Au début, super fier et super chauvin (ben ouaip, y a de quoi, on est en final de coupe du monde de rugby), j’étais sur que c’étaient nous, les buveurs de pinard et bouffeurs de grenouilles qui avions inventé le concept… Sniff, il semble que les italiens nous ont précédés. Des révolutionnaires ces ritals…

Et les ricains, me direz-vous ??? Non, pour voter aux primaires des démocrates (je ne parle pas des républicains, je ne vois pas pourquoi voter pour un républicain), il suffit d’être membre du parti. Chez nous, pas besoin d’être membre de quoi que ce soit. Alors quoi de révolutionnaires me direz-vous ? Une primaire reste une primaire, mais quand tous les partis de gauche joueront le jeu, nous pourrons alors nous exprimer et nous lacher sans risquer un 21 avril 2002… Nous pourrons revoter Arlette, Juquin, voire écolo au premier tour, sans risquer qu’un borgne ou que sa blondasse de fille ne vienne nous polluer notre vie politique. Nous pourrons exprimer lors de ces primaires que nous aimerions que la gauche fasse une politique de gauche.

Je vous entends silencieusement sourire. Remarquez, il vaut mieux que ce soit en silence sinon votre voisin de bureau, de pallier, de canapé, de lit, vous demandera pourquoi vous souriez et j’aurais alors trop de lecteurs et je devrais écrire plus régulièrement… Pfft, trop de travail pour ça… Je reviens à l’idée révolutionnaire. Un peu décousu mon texte aujourd’hui… D’accord, lecteurs, lectrices [je ne sais pas si je dois vous mettre au pluriel], je l’avoue, la primaire n’a rien de vraiment révolutionnaire……. Mais ce que les socialistes ont fait, hum, une révolution. Pour voter, il fallait payer. Ça y est, je l’ai dit. Payer pour voter. Ça n’a empêché personne d’aller aux urnes, même beaucoup d’entre nous ont filé plus d’argent que demandé. Il fallait y penser. Des énarques avaient bien pensé ne plus nous rembourser un euro sur nos factures de santé, mais nous faire payer pour voter, il fallait oser.

La gauche l’a inventé, la droite va l’améliorer : Pour 1 euro, tu votes, pour 20 euros, tu votes deux fois, pour 100 euros, tu mets trois bulletins dans l’urne, pour mille euros…

Viva la revolucion… 

4 octobre 2011

La priorité…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Des roues qui crissent, des néons qui fonctionnent mal au plafond, une couleur grise avec de belles marques de gomme, bienvenue dans le parking souterrain. En sortant de ma voiture, la portière résonne quand je la claque. Je suis dans le décor d’une série B policière, si je vois sortir Patrick Jane ou sa patronne, je ne serais pas surpris (Idem pour Dexter, mais je ne vais pas faire la liste de toutes les séries…). Le cinéma adore les parkings souterrains que ce soit ceux d’un World Trade Center en flamme, du sous-sol d’un hôpital ou ceux d’un centre commercial marseillais. A Marseille d’ailleurs, je marchais dans cet endroit sordide en reprenant tous les clichés du septième art, en faisant les bruitages qui manquaient au lieu (un mélange de « Il était une fois dans l’ouest » et du « professionnel ») : Il faut dire que j’avais abusé de la moresque à l’apéro… J’étais donc Jean Reno dans un film ou il butte tout le monde quand soudain une bande de jeunes mecs est sortie de je ne sais où… Je me suis alors transformé en Pierre Richard dans « la chèvre », j’aurais préférer Gérard Depardieu… Remarquons tout de même que mes muscles lui correspondent d’ailleurs plus (à Pierre, pas Gégé…). Les garçons s’approchent de nous, nous saluent et continuent leur route. C’est tout. Je le refais, c’est tout.

Mais je n’ai pas sorti ma tablet PC ce soir pour raconter cette anecdote (pas mal la transition pour placer que j’ai une tablet PC)… Non, le sujet du jour est le garage souterrain. Comment l’homme peut-il s’occuper d’un objet (quel qu’il soit d’ailleurs) avant sa propre espèce ? Les garages souterrains m’insupportent. Tant que des hommes, des femme, des enfants dormiront dehors, je ne comprends pas qu’on accepte le concept d’un endroit au sec (et des fois chauffé) pour y placer un véhicule. C’est purement ridicule. C’est un peu comme si on décidait de faire des cultures pour faire avancer ces mêmes véhicules au lieu d’utiliser les plantes pour nourrir la planète… Oui, je suis contre les bios carburants, je pense que c’est un scandale. Produire du blé pour le foutre dans une bagnole… D’abord des gens ont faim, faudrait peut-être pas l’oublier, et puis ma sportive italienne (celle avec les moutons à l’arrière) n’a jamais aimé les épinards. Mais revenons à notre parking  (pas aux moutons, ce serait trop long)…

En fait, je m’écarte un peu, j’arrête sur le parking, je me penche sur le garage. Je ne parle pas de celui qui m’a extorqué 1085,20 € pour réparer ladite sportive italienne citée ci-dessus mais plus du garage de ma maison… Enfin, garage c’est un grand mot, dans mon cas ce serait plutôt un sellier parce que vu le bordel qui règne la dedans, même une smart n’y entrerait pas… Mais quand même… Quand j’ai visité cette baraque, l’ex-proprio a bien mis en avant les caractéristiques du garage (sur lesquelles je ne m’étendrais pas, c’est privé)… Mais il y a un architecte (un mec qui a fait un certain nombre d’années d’étude et qui donc selon ma culture judéo-chrétienne doit pas être complètement con) qui a dessiné ma baraque et y a placé un garage. Un lieu pour mettre une automobile. Il aurait pu construire plus de logement, mais non… J’espère au moins qu’avec le blé qu’il s’est fait en dessinant mon garage, il a donné un petit quelque chose  aux restos du cœur… Le pire c’est que toutes les maisons autour de chez moi ont un garage, des fois pour deux voitures, parfois même pour trois… Les SDF eux n’ont ni voiture, ni garage, ni abris de jardin… Mais bon, il n’y a pas de SDF par chez moi… Une bonne mixité sociale, voilà ce qui ferait du bien à cette ville.

Plus le choix alors, je vais être obligé d’installer un matelas dans la cabane du jardin…

21 septembre 2011

Ah, les primaires

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Non, je ne ne ferais pas un post sur l’école primaire, encore moins sur le collège, le lycée, je n’y pense même pas…

Je n’ai pas vraiment l’inspiration, heureusement, ce soir, Yahoo et Claude m’ont sauvé…

Je commence maintenant à avoir une idée plus claire de la personne pour qui je pourrais voter le 9 octobre prochain… Merci Claude.

cher claude

16 septembre 2011

Le de

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Ah les particules… Je ne parle pas des protons, neutrons ou autres électrons, toutes ces minuscules choses qui peuvent faire de l’électricité si on les agite, de l’électricité si on les accélère, une catastrophe si on les fusionne en présence d’un tsunami. Je parle de la particule des nobles. Giscard s’en est offert une pour oublier son côté roturier. Vu sa façon de se fringuer, sa façon de parler, sa façon de gouverner, sa façon de s’appeler, Valéry n’avait pas besoin de s’offrir une particule.

La particule est particulière. Certains en  sont fiers comme Dominique. Non, je ne parle pas de DSK, c’est bon, j’ai déjà écrit deux (tiens encore un deux) posts sur lui. Je parle de Dominique Galouzeau. D’ailleurs tout le monde le connaît sous le nom de De Villepin sauf peut-être mon pote Stéphane dont c’est le voisin du dessous… Tellement fier de sa particule, il en oublie son nom. D’autres n’ont pas cette particule mais l’opinion publique leur en invente une. Ainsi, Arnaud Montebourg (il était pas mal hier soir, tiens…) est souvent appelé Monsieur de Montebourg : Bon, soyons honnête (pour une foisJ), Arnaud est un peu comme Valéry… Il a une bonne tête de de… Mais soyons complètement honnête, la politique qu’Arnaud propose n’est pas une politique de de. Il ose, et puis ce serait tellement chic d’avoir Audrey comme première dame de France… Allez, je reviens à mes de (euh, n’y voyez rien d’obscène mesdames…), j’en profite pour dire qu’aux primaires, je ne voterai pas pour Arnaud (et encore moins pour Manuel !!!).

Mais cette histoire de particule me turlupine (ou turluzob comme dirait Frédéric Dard) depuis bien des années. Au lycée déjà, j’étais avec Cédric de Mondenard. Je crois que c’est son oncle qui est super connu comme médecin du sport… Nous, les gueux, on l’appelait « Cédric de Mondenard de corvée de chiottes de dimanche de bon matin »… DE… Allez, finalement je l’avoue je suis un obsédé de mes de…

Je dérive, je dérive… Mon idée n’était pas de parler des nobles, ni de Cédric, mais plus de l’importance du « de » dans l’amateurisme. J’ai découvert une différence entre « amateur », terme souvent péjoratif et  « amateur de », terme plutôt positif… Moi j’aime les amateurs. Mais les vrais amateurs. Pas ceux qui veulent imiter les pros en mettant une demie asperge dans une assiette et qui se prenne pour un chef trois étoiles (Ah ce repas chez Guy Savoy en mai, je ne m’en remets toujours pas). Moi, je suis un amateur, je l’assume. J’écris mon petit blog, j’ai mes quelques lecteurs (allez, le vin rouge que j’absorbe en écrivant ces mots fait son effet, alors, je vous envoie un petit bisou), et je suis heureux. Je suis aussi un « amateur de »… Que mettre derrière ce de… Peut-être le vin, mais là encore tellement d’amateurs se prennent pour le meilleur sommelier du monde…. Bref, je suis un « amateur » et un « amateur de ». Je suis un has been et un bobo en même temps. Je suis un passif et un actif.

Le de a donc une vraie importance. Je comprends donc mieux Valéry, donc moins Arnaud. Je saisis pourquoi Cédric était mon pote (Cédric, si tu me lis, n’hésite pas à m’appeler). Le de est donc la différence entre le péjoratif et l’admiratif… Oui, mais dans quel sens ? Pas forcément celui que les deux pensent…

Le de est donc vraiment important… Je l’avais déjà écrit (cf la fin de mon post sur le paradoxe du crétois) à propos du cochon d’Inde. Rien du cochon, rien d’Inde, mais tout du de. Arnaud, Valéry auraient-ils un lien avec les cochons ? 

6 septembre 2011

Le français…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

« Au mois d’août c’est la liberté, après une longue année d’usine, ils crient vive les congés payés, ils oublient un peu la machine ; En Espagne, en Grèce ou en France, ils vont polluer toutes les plages et par leur unique présence abimer tous les paysages… ». Renaud les a décrits, moi j’ai le nez, l’oreille ou l’œil pour les reconnaître. Ecrire le nez, ça me gêne un peu, ça me rappelle le discours de Chirac ou pour être plus exact la chanson de Zebda sur le bruit et l’odeur.

Par contre j’admets avoir l’oreille pour reconnaître le bon franchouillard en vacances. Au début, je pensais que le français en vacances parlait fort. Après de multiples voyages sur les quatre continents, je reconnais mon erreur ; Le français ne parle pas plus fort que l’allemand, l’italien ou l’américain, mais quand il parle, je comprends ce qu’il dit. Cette compréhension me désole. Mon con-citoyen ne doit probablement pas dire plus de conneries que les autres, mais je les entends, je les comprends.  Je suis navré par les remarques dans les musées, sur les commentaires dans les supermarchés, par la lecture des menus dans les restos. A entendre  toutes ces palabres, je me demande pourquoi le français ne reste pas dans son pays : Ses plages sont plus propres, la bouffe est bien meilleure, les filles bien plus jolies, en plus ils acceptent les chiens et même les enfants. Rien ne vaut les vacances de pâques à Noirmoutier, l’année dernière en Corse ou la randonnée dans les Pyrénées d’il y a deux ans. Et tu te souviens le temps qu’on avait eu à la Toussaint dans les Alpes ? En plus ici l’essence est hors de prix. Eh Ducon, t’avais qu’à faire comme moi et venir en avion !

Mais même silencieux, le français se reconnaît facilement. L’autre jour, y en a un qui m’interpelle sur une aire d’autoroute (ah oui, je ne suis pas venu sur mon île en avion, c’était juste pour finir le premier paragraphe)(Et puis je m’étais arrêté pour soulager la vessie de mes garçons, à moins que ce ne soit celle de ma douce). Je cite : « Bonjour, vous venez d’où du 91 ? ». Mais qu’est-ce qu’il me gonfle ce beauf ? Le français regarde donc la plaque d’immatriculation des véhicules qu’il croise et surtout qu’il double… Alors 67, c’est où les enfants ? Les miens ne répondront jamais, ils jouent à la Nintendo DS pendant les nombreuses heures de route. Et puis quand il n’y a plus de batterie (ce qui n’arrive jamais vu que j’ai investi dans l’adaptateur allume-cigares) ils regardent un DVD. Alors les bordelais, les marseillais, les bourges du 92 ou les ploucs d’un numéro inconnu, ils ne les connaitront jamais. Par contre, j’ai super bien éduqué mes garçons sur la façon d’exploser le méchant dans le 3eme tableau du dernier Mario…

Le problème avec le français en vacances, c’est que même silencieux et même hors de sa voiture, je le reconnais tout de suite. L’autre jour sur mon île, j’étais au musée de la marine (rien à voir avec ma nouvelle position dans la compagnie mais vu qu’il pleuvait il fallait bien qu’on trouve un endroit au sec et dans la ville où je me trouvais, il n’y avait qu’un musée, celui de la marine. Avec trois garçons, j’ai eu de la chance, dans une région de l’ouest de la France, j’aurais pu avoir droit à des tenues en dentelle, là, je me suis tapé les maquettes de bateaux… Un moindre mal. Mais revenons à nos moutons). A force de voir la pluie tomber, ma vessie a fait des siennes (ouaip, c’est pas toujours celle des mômes ou de Madame). Je me dirige donc vers les toilettes et attends qu’un chiotte se libère. Et là, alors que je suis normalement tranquille  peinard loin des français, je me fais doubler par une femme (non désolé, ce n’était pas une demoiselle mais bien une femme, voire même une vieille). Je reconnais donc immédiatement  la « french touch » : « Tu ne respecteras pas les files d’attente surtout si tu es à l’étranger ». C’est en voyant cette très ancienne demoiselle que l’idée de cette chronique m’est venue. Mais, je sens à vos mines déconfites que vous vous demandez comment ai-je su que c’était une française ??? Non, je ne l’ai pas traitée de conasse, j’ai arrêté ce vocabulaire il y a au moins 6 mois… Quand elle m’a doublé, j’ai observé son dos, de bas en haut et j’ai tout de suite su. Oui, la française se reconnaît facilement de dos… Le français aussi d’ailleurs… Il suffit de lire le « QUECHUA » que tout bon compatriote se trimballe sur son sac. C’est peut-être la raison qui m’a poussé à opter pour une marque de sac à dos de djeuns (à moins que ce ne soit ma crise de la quarantaine, mais rassurez-vous, elle est bientôt finie…). Bref, un grand merci à Décathlon qui aide à reconnaître le français entre mille.

Mais Décathlon n’est pas seul dans ce cas là. Si je veux rencontrer des français sur mon île, je prends le guide du routard et je vais dans le premier resto recommandé. Et là, tous les français s’y trouvent. J’ai donc abandonné aussi les guides…

Mais bon, je vais être un minimum honnête. Mon île n’est pas vraiment la destination fétiche des hexagonaux, je suis donc relativement tranquille… Vivement qu’on rentre au pays, je comprends rien à ce qu’ils disent ici… 

28 juillet 2011

I love you

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

En 2000, des milliers d’ordinateurs furent infectés par le désormais célèbre virus « I love you ». En réalité, c’était un ver mais peu importe, pour moi c’est pareil. Pour se propager, le virus (pardon le ver) envoyait un message à tout votre carnet d’adresse avec une pièce jointe « I love you ». Les sociologues appellent cette technique un virus par curiosité. Comment ça fonctionne, j’en sais rien et je m’en fiche mais cette curiosité me fascine.

L’autre jour, j’ai reçu un sms qui me disait qu’une vidéo m’attendait sur « consultmms.com ». Qui a bien pu m’envoyer une vidéo ? Pour qu’on me l’envoie sur mon portable c’est que ça doit être très intéressant, très urgent, passionnant, captivant ou peut-être tout à la fois… Et si c’était un piège ??? Oui, mais si ce n’en était pas un… Je ne le saurais jamais… Ou peut-être je le sais, mais je ne le dis pas pour que vous aussi vous puissiez vous demander qui a bien pu vous envoyer cette vidéo…

J’ai aussi reçu un mail de Karine Leblanc. Le sujet du mail était, je cite, « personnel », il semble donc qu’elle se souvienne mieux de moi que moi d’elle.  Voulait-elle me vendre une Rolex ? Pensait-elle que je devais prendre du Viagra ? Voulait-elle allonger mon pénis voire me faire grossir les seins ? Ma messagerie a décidé que Karine Leblanc était un spam, je ne saurais donc jamais si elle n’était pas cette brune sur qui j’avais flashé quand j’étais en seconde.

On m’a aussi proposé de voir Miss France nue. Certain me propose aussi de voir de beaux nageurs dans le plus simple appareil. C’est simple rien à payer, juste à cliquer. Je ne parle même pas de tous ces dictateurs africains qui veulent absolument partager leur fortune avec moi , y a juste à leur filer mon numéro de carte bancaire.

Suis-je particulièrement curieux ou suis-je juste normal ? Quand une personne de mon carnet d’adresse m’envoie une pièce jointe intitulée « I love you », que dois-je penser ? D’abord ça flatte mon ego. Cool, j’arrive encore à séduire quelqu’un. Waouh, c’est à moi que ça arrive… Et puis je réalise que je suis pareil que tout le monde… Damned, je suis en train de me faire virusser… Non, en fait elle me fait une déclaration d’amour. Cette fois-ci, la ficelle était trop grosse, le ver ne s’est pas propagé dans mon ordinateur. Mais qu’en sera-t-il demain quand  je recevrais une pièce jointe intitulée « les photos de la fête » ou « photos de tes enfants » ?

La curiosité provoque tellement de surprises que je pense que chacun tombera un jour dans le piège de ces virus. Alors pas la peine de me dire que vous m’aimez, que je suis beau, intelligent, serviable, poli  et gentleman ; Hors de ma vue vilain virus !!!

Allez, bonnes vacances, bronzez bien, de mon île, j’écrirais peut-être quelques mots…   

23 juillet 2011

Le sportif de circonstance

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

J’aime pas le sportif de circonstance. J’aime bien le sport (et encore, à dose homéopathique), je supporte dans certains cas les sportifs (sauf les judokas, escrimeurs et motards qui font de la politique), mais je hais le sportif de circonstance. Je vois à vos mines interrogatrices que vous ne savez pas de qui je parle en écrivant « le sportif de circonstance ». Non, je ne vise ni telle ou telle personnalité qui m’aurait saoulé avec son discours convenu et ses phrases bien faites, je parle vraiment de nous  de vous, lecteurs ou non de ce blog, qui êtes peut-être un sportif de circonstance. Quand cette catégorie de sportif a 15 ans ou moins, je la trouve délicieusement attrayante voire fascinante. Mais quand des ados voire des adultes continuent à agir comme des mômes de 4 ans, je trouve cela ridiculeusement pathétique.

Passons peut-être à la définition. Vous avez deviné ? C’est pourtant facile en ces jours de tour de France (Au fait, vous avez vu Contador, la remontée qu’il a faite hier ?). Cette espèce de sportif pratique le sport dont on parle à l’instant T. Il arrive aussi qu’on trouve des « spécialistes de circonstance » qui ne pratiquent pas de sport (ils sont excusés par leur surcharge pondérale), mais qui vous expliquent en spécialiste ce qu’il faut retenir du sport médiatisé. En ce mois de juillet, nous avons donc beaucoup de personnes qui ressortent leur vélo de course 10 vitesses « Peugeot » (non, non, pas un « Décathlon », ce n’est pas solide, mais un « Peugeot », un « Gitane » voire un « Merckx », le même modèle qui a servi à Hinault, Poulidor ou Fignon) pour aller faire dix kilomètres autour du bois d’à côté. Ce même sportif de circonstance avait ressorti sa raquette à l’occasion de Roland Garos et de Wimbledon. Quand les mondiaux de natation reviendront, il achètera un maillot (le même que Bernard avec 4 tailles en plus), quand l’hiver arrivera il vous parlera de la taille de guêpe et du poids de ses skis paraboliques. Récemment, le sportif de circonstance s’est pris de passion pour le football féminin.  Aujourd’hui il peut vous citer le nom de 2 ou 3 joueuses. Le SDC aime aussi le judo, le saut en longueur, le 100m, voire même le curling à condition que la France gagne des médailles. Sportif de circonstance, je te hais.

En ce moment, c’est donc le vélo. Quand je suis sur mon VTC (n’allez pas croire que je suis sportif, il me sert principalement à aller au marché), je ris en croisant tous ces vélos de course encore pleins de poussière. Il faut dire que ça fait près d’un an qu’ils n’ont pas servi. Peut-être un peu moins si le sportif de circonstance a sorti son double-plateau, que dis-je son triple-plateau,  à l’occasion de « Paris-Roubaix » ou pour le critérium du Dauphiné. Amis cyclistes, vous êtes ridicules mais merci de me faire rire. Même le vrai cycliste (pas celui de circonstance) me fait sourire : N’est-ce pas ridicule de faire 10 fois le tour du bois pour atteindre les kilomètres recherchés sans même ramener le pain à la maison ? Même mort de rire, j’ai tout de même un certain respect pour le cycliste à l’année (pas trop quand même, mes potes VTTistes ont un vocabulaire assez macho à leur égard)  mais le circonstancié me consterne.  J’en ai rencontré un à l’entrée de mon TGV à Lyon ce matin qui m’a expliqué tout ce qu’on devait savoir sur les coureurs, les maillots, les vélos, la caravane, les journalistes du tour. J’ai failli lui demander un autographe car j’ai cru qu’il était l’auteur du « vélo pour les nuls ». Finalement, je l’ai écouté, j’ai même bien écouté… J’ai appris plein de choses parfaitement inintéressantes que j’espère pouvoir ressortir dès demain matin.  Ah oui, j’ai beau détesté les cyclistes, je suis invité au village du tour demain matin ; Je pense que les enfants vont rapporter un nombre de conneries incroyables. Allez, je sors les vélos et on y va en pédalant.

19 juillet 2011

Quel Joly feu d’artifices…

Publié par cyrilcouet dans opinion

N’ayant pas trouvé de thème sur lequel rebondir la semaine dernière, j’ai eu soudain l’angoisse de la page blanche… Et si mon petit article sur le gros David était mon dernier ? Et si ma crise de la quarantaine se finissait et que je ne trouvais plus de mots à aligner sur ce blog ? Et si notre gouvernement ne faisait que des choses sensées et bonnes pour la France et que je n’ai plus besoin de réagir ? Heureusement, je n’ai pas eu longtemps à attendre et le 14 juillet m’a bien aidé. Il est des coïncidences rigolotes ; Avant même qu’Eva Joly ne fasse ses déclarations sur le défilé (oui il s’agit bien de ma réflexion du jour), je me posais exactement la même question qu’elle. Je devrais peut-être songer à me présenter aux présidentielles : Cyril Président, Cyril Président !!!

Savoir si le défilé du 14 juillet a un sens est une question trop philosophique pour moi. Les personnes penchant à droite expliqueront que c’est l’occasion d’honorer notre armée, de célébrer ces hommes qui nous protègent de l’ennemi (quel ennemi d’ailleurs ?). Les gens de gauche, voire les écolos, diront que c’est une démonstration stalinienne (Si, si, ils oseront cette comparaison…) de nos moyens de combats. Le seul point sur lequel les politiques sont d’accords c’est qu’à moins d’un an de l’élection présidentielle, on ne touche pas à ce symbole. Eva Joly n’a pas suivi la consigne, je me fiche un peu de son point de vue, ce qui est dramatique est la réaction de l’exécutif français.

La polémique lancée par Eva était une pépite pour la majorité : Il suffisait de mettre en avant les différences qui existent entre les socialistes, les verts, les rouges voire les pourpres à propos du défilé de notre fête nationale pour créer une sacrée zizanie au sein de l’opposition. Mais François Fillon n’a pas résisté… Il nous a ressorti la problématique de la double nationalité, il a fait un vrai pas vers Marine. Même Fillon, que j’estime plutôt intelligent, s’autorise aujourd’hui ce pas vers les extrêmes… Aie. J’aurais alors aimé une réponse du Président de la République. Il avait l’occasion d’arrondir les angles, de travailler sa cote de popularité. Pour l’instant, rien. Sauf peut-être cette célébration ce matin des morts de l’Afghanistan. Est-ce dans cette célébration que l’on doit entendre sa réponse aux propos odieux de monsieur Fillon ? Ou sont-ce les conseillers en communication  qui ont expliqué à Sarko de se taire et de s’occuper de la France à travers ses morts ? Les français se foutent de l’Afghanistan, ils ne savent même pas où c’est sur la carte, par contre ils aiment les uniformes.

Ayant peur que notre Premier Ministre ne me trouve pas tout à fait français (ben ouaip, ma coquine d’arrière grand-mère est tombée enceinte d’on ne sait même pas qui…) et qu’il veuille éventuellement m’expulser dans un pays peu ensoleillé (quoi, que quand je vois le temps en France en ce moment, il n’aura pas à m’envoyer bien loin), j’ai décidé de ne pas donner mon point de vue sur les porteurs de « rangers » qui piétinent la plus belle avenue du monde une fois par an… Je ne dirais rien sur les « X » qui s’exhibent le long du Fouquets, ne porterais pas de jugement sur les éleveurs de chèvres qui n’ont pas compris que défiler sur les champs ne veut pas dire se promener dans les champs ; Je suis pour le défilé, pour la garden party (quelle idée ridicule que de la supprimer), pour les pétards, pour le feu d’artifice, pour le bal des pompiers, et surtout pour que ce jour reste un jour férié. Alors… Votez pour moi ! 

6 juillet 2011

Un petit lit Douillet…

Publié par cyrilcouet dans opinion

J’ai habité quelques années à l’étranger, je suis donc sensible à l’information la plus intéressante de la semaine dernière… Laquelle, me direz-vous ? La plus importante !!! Non, je ne parle pas du mariage princier, ni de la victoire d’un tennisman français sur un suisse : D’ailleurs le tennis m’a toujours gonflé.  Pas autant que le criquet ou le polo (pas le water polo, j’adore voir des chevaux dans une piscine), mais presqu’autant que le judo ou l’athlétisme. D’ailleurs, je vous mets sur la voie, l’info de la semaine dernière a un lien avec le judo… Alors ???

Je veux parler de David Douillet qui devient ministre. Plus exactement,  il devient « secrétaire d’Etat des français vivant à l’étranger ». C’est vrai que c’est une fonction qui manquait à notre République; Je me sentais tellement délaissé quand j’étais expatrié… A l’époque, il n’y avait que le ministre des affaires étrangères pour s’occuper de nous…  Au début ce ministre s’appelait Alain Juppé; puis Villepin a conseillé la dissolution de l’assemblée, on a donc perdu le meilleur d’entre eux… Aujourd’hui, c’est un judoka qui s’occupe des français de l’étranger.

Je ne supporte pas ce mélange des genres. Que les sportifs fassent du sport, que les politiques fassent de la politique. Ma grand-mère (ou mon arrière grand-mère, je ne sais plus vraiment) me parlait d’une émission de télé qui s’appelait « la tête et les jambes » : Je pense que le principe de ce jeu est dans son titre. Alors pour une fois, soyons réactionnaire, reprenons ce concept et appliquons-le à la politique.  Ce concept de balancer un sportif à la tête de l’Etat me fout hors de moi. Un type est populaire parce qu’il a gagné 3 médailles et hop, on récupère son image et on le nomme ministre.

Jusqu’à présent ces sportifs avaient des positions au sein de la jeunesse et des sports. Ca pouvait éventuellement se comprendre, quoi que… En effet mettre un sportif au sport le pousse à un certain corporatisme et donc à favoriser SON sport. On a donc eu Guy Drut, Jean-François Lamour, Bernard Laporte…  On a aussi Christian Estrosi le « motodidacte » qui surprend avec la même culture que Frédéric Lefèbvre. Par contre je mets de côté Chantal Jouanno qui brille aussi bien intellectuellement que sportivement : Je ne suis pas en train de dire « tu fais du sport, donc tu es con » mais plus « c’est pas parce que t’as des médailles que t’es intelligent ».

Alors comment en est-on arrivé là avec David ? C’est la faute à DSK ! S’il ne s’était pas passé ce qui ne s’est pas passé dans la chambre 2806 du Sofitel de New-York (je la refais celle-ci ?), notre Dominique national n’aurait pas quitté ses fonctions de boss du FMI aussi précipitamment. Donc, nul besoin de le remplacer, donc pas de remaniement, donc pas de Douillet ministre. Quand même Dominique, t’aurais pu penser à nous euh, à vous…

Oui parce que la seule consolation que j’ai, c’est que Dominique habitant aux Etats-Unis, son ministre est… Oui, vous m’avez bien suivi, David Douillet ! Promis, je ne repars plus en expat. 

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