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5 septembre 2012

Septembre

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Le mois de septembre a vraiment quelque chose de particulier. D’abord tout le monde appelle ça le début de l’année, et sauf erreur de ma part, le début de l’année c’est en janvier. D’ailleurs la nouvelle année commence le « 1er de l’an », généralement dans un état qui n’autorise pas à conduire, état qu’on justifie pour s’aider à voir passer le temps. Ce mois #9 a donc dans l’inconscient collectif, la même valeur que le #1. Ce serait peut-être une notion intéressante à expliquer aux sportifs qui nous ramènent des médailles: dans certain cas le #9 peut être aussi intéressant que le #1. En tout cas, pour moi, je n’ai jamais écrit sur le #1, alors que je fais ma reprise (et peut-être mes adieux aussi) avec ce #9.

Mais Septembre a d’autres particularités intéressantes. Les gens reviennent au travail avec des bonnes tronches, les chauffeurs de bus font un effort quand ils voient dans leur rétro un passager qui leur courre après (sauf le #$¤~%& d’hier, mais il faut toujours une exception aux règles…). On sent une certaine légèreté un peu comme au mois de mai… Quoi ? #9 aurait des points communs avec #5 ? Effectivement, ça valait le coup de s’offrir une chronique sur Septembre. Et puis, si j’arrête d’écrire, il fallait quand même dire au revoir…

C’est aussi en septembre que les gens organisés réservent leur prochain été en Corse. Ceux un peu moins organisés commencent à regarder les locations du ski… Ouaip, les chevilles et les cuisses commencent à démanger. Il y en a même qui en septembre attendent impatiemment décembre et ses premières tartiflettes et autres raclettes. Quant à moi, eh c’est ma chronique, j’ai le droit de parler de moi, l’entrainement a commencé pour Paris Versailles puis pour les 20Km de Paris ; Mais bon, après c’est promis je prépare un hachis Parmentier au confit de canard…

Les plus bucoliques (je sais pas ce que veut dire ce mot, mais ça fait tellement longtemps que j’avais envie de l’écrire) vous parleraient de l’automne qui arrivent, des feuilles jaunies qui commencent à tomber dans les parcs… Les plus rupins des bucoliques (OK, après j’arrête) vous expliqueraient que c’est maintenant qu’il faut aller au Canada pour regarder les forêts devenir rouge ; Avec un peu de chance vous pourrez même voir des baleines sur le Saint Laurent… Mais je m’en fout !!! Je vois surtout qu’on va bientôt se cailler, qu’il va falloir rallumer le chauffage, que le bbq va récupérer sa housse.

Mais le plus drôle en septembre, ce sont les photos des gens. Je ne parle pas des soirées « photos de vacances » où l’écran plat a remplacé les projections de diapos d’il y a 30 ans. Non, je parle des photos trouvables au hasard des réseaux sociaux ; Aussi bien sur Facebook sur les réseaux plus pros, les gens se lâchent sur leur photo de profil : il faut montrer les codes de septembre: tout d’abord le soleil (ou la chaleur) ou ce qui le représente : Ça peut être une plage, un ciel bleu, un pin parasol, une boisson très fraiche avec de la buée, bref quelque chose qui montre que même en Bretagne, il faisait super chaud (j’ai rien contre la Bretagne, j’aurais pu écrire l’Irlande ou l’Ecosse) . Le deuxième élément, c’est la mer. Oui, il faut montrer qu’on a quitté la ville et qu’on a vu la grande bleue : Et si les vacances se sont passées dans le Berry, dans les Alpes ou en Alsace, une photo de lac peut faire l’affaire… Mais n’exagérons pas quand même, une photo avec la mer est bien mieux !  Enfin, et c’est le plus drôle, le dernier code, c’est la nudité. C’est le moment, ou on montre une épaule, un pied, une cuisse, ou qu’on ose se montrer en maillot. Ce ne sont pas des photos érotiques, loin de là, mais l’être humain a besoin de montrer qu’il a profité… Ce type de photo rejoint un peu le code « soleil » mais il est important de montrer un bout de chaire. Ah, sacré mois de septembre.

Adieu ?

3 juillet 2012

Le droit à la culture

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Drôle de titre… Le droit à la paresse, j’aurais encore compris et pu faire une belle paraphrase de quelques articles sur le sujet, mais le droit à la culture, quelle idée… Vu l’actualité récente (OK ma prose a quelques semaines déjà…), je pourrais faire tout un topo sur le cannabis, mais le débat sur la dépénalisation ou la légalisation des drogues douces (ou non) ne me passionne pas vraiment. Revenons à la Culture, la vraie, celle de Jack Lang ou d’André Malraux… C’est vrai, à part ces deux-là qui a réellement fait progresser la culture dans notre pays ?

A côté de ça,  il y a déjà une si longue queue pour entrer au Grand Palais ou au musée d’Orsay, quelle idée que de vouloir démocratiser la culture… C’est bizarre, parlant culture, j’ai cité deux musées mais est-ce uniquement ça la culture ? Le cinéma ou la musique en sont peut-être les deux formes les plus répandues et pourtant certains de nos politiques (et l’industrie de ces arts) voudraient qu’on en restreigne l’accès qu’à une partie de la population. La culture serait-elle un privilège qui apporte quelque chose à ceux qui la détiennent ? Le téléchargement nuirait-il à la culture, auquel cas, il serait sain de l’interdire et le pourchasser, ou le téléchargement est-il uniquement nuisible au business cinématographique ou musical ? Les salles de concerts n’ont jamais été aussi pleines et le 7eme art n’a jamais gagné autant d’argent. Le téléchargement ne doit donc pas être vraiment nuisible, bien au contraire. S’il permet à une partie de la population de s’enrichir intellectuellement parlant, il ne faut pas le blâmer mai plutôt l’encourager. Certes, un film, une série, un documentaire, une musique, une chanson, ce sont des artistes, des techniciens, des ingénieurs, des commerciaux qui travaillent et pour ne pas tuer le développement culturel, ils doivent être rémunérés. Je suis donc pour une licence globale. Passons le standard des abonnements Internet à 40€, et laissons un libre accès pour tous aux œuvres.

Car de tout temps, mais encore plus aujourd’hui, l’accès à la culture est réservé à une élite, à une certaine classe sociale. Renaud les appelle les bobos, Mélanchon les nomme les bourgeois, Sarko les appelle ses amis et moi je pense que ce sont les riches tout simplement. Pourquoi un pauvre qui dépense 15% de son pouvoir d’achat dans la culture et qui pour continuer à se cultiver télécharge certaines œuvres illégalement devrait-il être plus puni qu’un riche qui dépense 3% de ses revenus et qui accède ainsi à toutes les formes culturelles ? Ce système est parfaitement injuste, et j’aimerais qu’il soit décrété que la culture est un droit comme le logement ou le travail… Bon d’accord, ce ne sont peut-être pas les meilleurs exemples…

Alors pourquoi une vulgarisation de la culture ? Cela permettrait d’ouvrir l’esprit des gens, de leur montrer que l’étranger n’est pas une menace pour son petit environnement, cela permettrait d’apporter ce lien social donc notre pays manque cruellement aujourd’hui, cela permettrait d’éviter le chacun pour soi tant décrier par Coluche il y a plus de vingt ans, cela permettrait surtout de faire reculer un extrême qui commence à envahir de façon plus qu’inquiétante la droite traditionnelle. Bref, c’est par la culture et l’éducation  qu’on arrivera à montrer que nos différences de couleur, d’opinions, culinaires, de mode de vie ou d’architecture sont une richesse et non une barrière.

La sauvegarde de l’Europe et du monde entier ne passe pas par une guerre ou par un « laisser tomber ». L’Histoire nous a montré qu’un peuple qu’on humilie ou qu’on ignore se révolte rapidement. Si nous voulons la cohésion de l’Europe et du monde, nous devons donc favoriser l’accès à la culture pour tous, et encore plus, l’accès à l’éducation.

25 janvier 2012

Le prestige de l’uniforme

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

L’autre jour, je me suis mis à trippé sur les uniformes. Ah, le prestige de l’uniforme… Ce déguisement vous transforme un homme. Ce déguisement vous transforme une femme. Si je vous dis uniforme à quoi pensez vous ?

Vu que j’étais dans un aéroport, l’uniforme m’a évoqué les hôtesses. Hôtesse de l’air… Quel fantasme masculin !!! Mais l’aéroport n’est pas en reste pour vous les filles… L’uniforme vous évoque le pilote, ses galons, ce sauveur en cas de problème. Avec l’univers de l’avion, tous les clichés sont là, du plus terrifiant quand on n’est pas très rassuré par ses engins qui s’envolent au plus érotiques grâce au septième ciel. Mais quelle est la réalité ? Hum… Je ne suis pas sûr que mon expérience perso reflète la réalité même si j’ai passé un nombre d’heure non négligeable dans les avions. Pour m’en assurer j’ai tapé « hôtesse de l’air » dans Google image (Bon, OK les filles, j’ai aussi tapé « pilote de ligne » pour voir le résultat). Cette recherche m’a soudainement fait douté des résultats donnés par Internet. La toile nous donne-t-elle ce qu’on a envie d’entendre ou de voir, ou bien nous donne-t-elle une réponse à peu près exacte sur le sujet qu’on recherche ? La réponse réside dans les mots clés que l’internaute tape. En effet, que recherche le type qui tape « hôtesse de l’air » dans google image ? Il cherche une certaine image de la femme sauf peut-être moi qui cherchait à comparer les réponses avec la réalité des aéroports (Oui, parce que si on veut voir des femmes nues, il vaut mieux taper « prothèse mammaire », ca marche vraiment mieux; NON !!! N’essayez pas, le résultat est vraiment trop dégueu !!!). Bref, google comprend ce que recherche l’internaute quand il tape dans le moteur de recherche… Moi ca me fait peur.

Revenons, à nos uniformes. Je pourrais en écrire des tonnes sur le flic, le curé, le facteur, l’infirmière, le plombier (même le polonais); Je trouverais même peut-être quelques mots à écrire sur les militaires voire même surement une inspiration sur les écoliers des écoles outre Manche ou quelques sarcasmes sur les jeunes diplômés américains.  Le contrôleur SNCF y trouverait même sa place, les employés EDF/GDF pourraient avoir une ligne ou deux, je pourrais faire une pointe d’humour sur les employés d’Orange qui ont un uniforme plus proche des pompes funèbres que de la couleur de Bayrou et je pourrais même faire rougir les filles en évoquant le pompon de nos marins. J’aurais probablement garder le pompier pour la fin à moins que cette meilleurs place ne soit  pour l’instituteur des années 30. De ci de là, j’aurais surement placé le cosmonaute, la majorette et j’aurais même fini par parler de mardi gras, des déguisements voire des fêtes à thème dans lesquelles ca m’emmerde de me déplacer car une soirée « toge au bord de la piscine », « une pointe de rouge » ou « un déguisement qui commence par la lettre de votre prénom » ne m’inspire pas du tout !!! Au fait, si vous avez une idée de déguisement qui commence par un « C », je suis preneur (A part « Courant d’air », celui là, je l’ai déjà).

En fait (là)(private joke), le seul déguisement qui me fascine (les autres, je les méprise) est celui qui n’est pas vu comme tel et que je cotoie pourtant quotidiennement, le costard. Arrivé à une certaine fonction ou une certaine classe sociale, l’employé, pardon, le cadre, ne s’habille plus comme il aime. Il porte sa chemise voire sa cravate, un pantalon noir ou gris acheté au BHV ou au Printemps. Cet uniforme est le même dans toutes les compagnies et ceux qui ne le portent pas ne peuvent pas  fréquenter les sphères du pouvoir. Le week-end, cet uniforme est remplacé par un polo et éventuellement un jeans. Le polo sera griffé pour continuer à montrer son rang social, quant au jeans, ce sera le fameux 501, car le cadre n’a pas vu que la mode avait évolué depuis sa jeunesse. Le comble du ridicule est le port des fameuses chaussettes « burlington », mais je n’ai pas souvent l’occasion de côtoyer du aussi « poch ». Ces uniformes (semaine + week-end)  sont les pires d’entre tous car ils ne sont pas officiellement imposés mais les refuser, c’est se mutiler. Je me suis donc mutilé.

13 janvier 2012

Le ministre

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

En 2007, l’homme qui allait devenir notre Président s’est adressé à la France d’en bas, celle qui se lève tôt. J’aimerais aujourd’hui que nous ayons une pensée particulière pour la France d’en haut (celle qui se lève tard ?), j’aimerais que nous sortions nos mouchoirs pour nos ministres. Non, ce n’est pas une plaisanterie, je pense qu’il n’y a rien de pire que le boulot de ministre. Mon oncle qui était tourneur-fraiseur, quel chanceux. Mes parents, instituteurs, quelle bande de privilégiés. Moi-même qui n’arrive pas à définir mon job, quel veinard, mais ministre, quelle horreur !

Tout d’abord, j’aimerais corriger la parenthèse du premier paragraphe, les ministres ne font pas partie de la France qui se lève tard. J’écoute Inter tous les matins et souvent Patrick Cohen reçoit un ministre (j’aimais bien aussi quand c’était Demorrand mais je l’aime bien aussi à Libé). Preuve donc qu’ils se lèvent tôt. Ils se lèvent même si tôt, qu’ils ont le droit de passer à la radio. Ils ont le droit et le devoir de s’exprimer, de communiquer sur leurs actions, sur leurs décisions. Même si je rêvais de m’exprimer chez Patrick Cohen et j’avoue, j’en rêve quand je me rase le matin, jamais il ne m’invitera. Pourtant j’en ai des choses à dire. D’ailleurs je les écris. J’aimerais par exemple assister au passage d’antenne entre Patrick et Pascale. OK, pour ceux qui écoutent RTL, Europe ou RMC, vous êtes largués, je ne vois qu’une solution, vous brancher sur Inter. Quel publicitaire je fais pourtant je ne suis pas un défenseur d’Inter surtout depuis que cette radio a mis dehors Didier Porte et Stéphane Guillon. A propose de Guillon, avec l’affaire DSK, ne devrait-il pas être réintégré ?  Mais ce n’est pas le sujet, je reviens à nos moutons, pardon à nos ministres.

Etre ministre, ce sont d’abord des conditions de travail abusives : Il n’existe pas de syndicat (même chez les ministres de gauche), ni de préavis. Du jour au lendemain, paf, lourdé, le ministre perd alors les honneurs et les privilèges. La dégringolade est rapide, les nerfs tendus, le téléphone ne sonne plus, Outlook ne bipe plus… La déchéance. Dans certains cas, le ministre est même suivi par des paparazzis qui veulent filmer ou shooter la mort de l’animal. Pourtant l’horreur de la fonction avait commencé avant cette déchéance…

Etre ministre, c’est en effet  être le patron de son cabinet ministériel : Vous êtes le boss d’une trentaine de personnes. En tant que boss, vous devez fixer des objectifs, faire passer des entretiens de formation, des entretiens annuels, écouter les doléances de votre équipe qui voudrait une plus grosse augmentation ou un bonus plus adéquat que l’équipe d’à côté. Vous êtes le chef de service qu’on emmerde toute la journée, vous qui aviez signé pour sauver la France. Dans une entreprise privée, cette fonction est un job à plein temps, mais pour le ministre, ce n’est qu’une goutte d’eau… Je crois que j’aurais pu accepter si la fonction s’arrêtait là, mais le pire est à venir…

Votre vrai travail est d’écouter des groupes de pression qui vous expliquent combien l’emploi ou la situation économique se dégradera si vous ne prenez pas telle ou telle décision. Et quand vous la prenez, paf, 1 million de mecs dans la rue. Je crois que les citoyens ne comprennent pas que vous, le ministre, vous travaillez uniquement pour le bien de la France. Quatre jours par semaine de 6h à minuit, vous ne pensez qu’au bien de la France. Oui, minuit, parce qu’en plus d’être de la France qui se lève tard, le ministre fait aussi partie de celle qui se couche tard. Quelle ingratitude, ces français, ils ne pensent qu’à la voiture de fonction, aux cocktails et autres vernissages d’expos à la mode, à la garden party de l’Elysée, aux places VIP des concerts ou match en tout genre, aux motards qui vous ouvrent la route, à vos collègues tunisiens qui vous invitent dans un yacht ou un jet… Mais le ministre est d’abord un homme, souvent père de famille… Quand vient le week-end, pas de vélo avec les enfants. D’ailleurs pour le ministre l’enfant est excellent pour la photo et pour le cadre sur le bureau. Le reste c’est de la perte de temps. Le week-end donc, le ministre redevient député ou maire. Il va sur le marché, au concours de belotte, à la soirée des vieux, au feu d’artifice, à la réunion de quartier, au gala de danse, au tournoi de tennis, à la remise de médaille, à l’enterrement, au pot des anciens combattants, au critérium, au feu de la Saint Jean, à la fête de l’école, au bal des pompiers… Les samedis de printemps et d’été, point de barbecue pour le ministre… Il marrie !

Puis, quelques fois dans le mois, il faut se montrer au siège du parti sinon un jeune loup est parachuté sur la circonscription et paf plus de job. Et là encore, il faut se vendre, expliquer et re-expliquer que les mesures prises le sont uniquement pour le bien pour la France et nullement pour un intérêt privé. J’ai donc été obligé de dire non. Sauver la France m’attirait, mais j’aime trop emmener mes enfants à l’école, aller à la piscine, faire du tennis ou du vélo avec eux… J’aime quand les copains débarquent à la maison pour un barbecue géant, j’aime me foutre de la gueule des portes drapeaux lors de cérémonies officielles, j’aime rire des vieux qui n’ont jamais été jeunes et des jeunes déjà si vieux. Le politiquement correct m’emmerde, et j’ai trouvé ça trop classe d’envoyer chier le premier ministre. Et puis de savoir que j’aurais pu m’assoir là ou Christine Boutin, Nadine Morano, David Douillet, Christian Estrosi ou Fédéric Lefebvre (tiens, Sophia Aram déclarait la semaine dernière qu’elle pourrait avoir le tiercé dans l’ordre (*), moi, j’ai le quinté) se sont probablement assis, j’ai décidé de rester là où je suis.

(*) Je vous conseille l’écoute de Sophia Aram face à Nadine la semaine dernière sur Inter…

 

2 janvier 2012

Rétrospective 2011

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Ca y est, 2012 est arrivée, plus que quelques mois avant la fin monde. Les Mayas l’avaient prédit, Paco Rabanne l’a confirmé, nous, nous le vivrons. Cette fin du monde me donne un peu moins de douze mois pour vider ma cave… Quitte à mourir, autant que mes grands crus finissent dans mon corps que retourner à la Terre ; D’autant que je ne suis pas fan des offrandes, je n’offrirai donc pas mes bulles, mes blancs et mes rouges à la planète (Euh, non, je n’ai pas rosé dans ma cave, l’été est loin et les bonnes résolutions encore valides). 2011 est donc finie, vive 2011. Il est donc temps de faire dans la rétrospective. Le sujet est assez facile, il suffit de google-iser « rétrospective 2011 » et hop, on sait en dix photos, cent raisons ou mille commentaires les évènements les plus importants de l’année passée.

En réalité, ce qui m’intéresse dans cette rétrospective est d’admirer comment notre société vit sa vie comme une série télé. Il semble d’ailleurs que la série est ce qu’il y a de plus rentable dans notre tube cathodique (OK, j’abandonne le cathodique en 2012, je passe au LCD voire à la LED, avec un écran qu’on ne mesure plus en centimètre mais en pouce et avec une fréquence de rafraichissement qui ne me parle pas mais qui parait aussi importante que le nombre de lames dans un rasoir Gilette). Désolé pour les héritiers des Carpentiers, la variété c’est out, aujourd’hui on veut un héros beau comme The Mentalist, arrogant comme Dr House, facho comme Bauer, doué comme Dexter le tout avec une maitresse digne de Desperate Housewife…

Ce qui m’a donc frappé en cette année pré-éléctorale (waouh, notre futur nouveau président n’aura pas beaucoup de temps pour préparer la fin du monde…) est la mise en scène de tous les évènements qu’ils soient importants ou non. Ainsi, l’affaire Dupont de Ligonnes nous a été relatée d’épisode en épisode à la manière d’une série ; Comme elle, la saison un se finit en queue de poisson mais je fais confiance à notre ministre de l’intérieur pour nous pondre une saison deux pleine de suspens ; Arrivée sur vos écrans vers le mois d’avril quand le gouvernement aura besoin de montrer comme notre police travaille bien.

Pour ce qui est de 24h chrono, on a eu la mort de Ben Laden. Jack Bauer peut aller se rhabiller (Désolé Jack, finallement le facho est moins à la mode), on a eu du vrai, du live, encore mieux que la télé-réalité. Des images diffusées avec parcimonie, une intrigue en jetant le corps dans la mer d’Oman, un peu de sexe en apprenant que Ben aimait regarder Canal Plus le premier samedi du mois… Qu’est-ce qu’ils vont nous trouver pour la saison deux ???

On a eu aussi deux flics plus vrais que nature qui amenaient DSK devant les caméras du monde entier… Waouh, ça y est, la vraie vie a rejoint la fiction, le patron du FMI se tape tout ce qui bouge, les socialistes ne sont pas irréprochables, les pervers peuvent être de gauches… Pour la saison 2, on devrait apprendre que Lagarde… Non, j’ai promis au producteur de ne rien dire… Juste une petite fuite, Silvio Berlusconi arrivera en guest star…

Il y a eu aussi la mort d’Amy Winehouse… Comme ils le disent dans les séries, si tu prends de la drogue, de l’alcool ou les deux en même temps, tu meurs. Par contre si tu es beau (belle), bien élevé(e), tu as une chance de te marier avec un membre de la famille royale.

On a eu aussi notre président dans son propre rôle (de père, de neuneu ou de futur maitre du monde), des peuples arabes qui nous ont pondu des scénarios incroyables, des dirigeants mondiaux qui n’interviennent que si du pétrole est en jeu, une crise financière que tous les économistes avaient prévu (promis, c’est la dernière), des catastrophes naturelles dignes de « 2012 », Steve Job nous rappelant l’égalité que nous apporte le cancer, un scénario plus qu’improbable pour les rugbymen français et même des otages tués ou libérés (pour cette deuxième partie, c’était aussi prévu pour l’année prochaine, mais par manque de ressources, les producteurs ont préféré avancer la date).

Nous sommes donc tous acteurs d’une série mondiale et unique en son genre. Les producteurs placent de plus en plus de caméras un peu partout dans les villes ou les lieux stratégiques afin de faire du sensationnel et de l’audience. Le clou du spectacle sera le 21 décembre prochain avec la fin du monde, personne ne sait encore comment nous ferons pour visionner ces images mais sans trahir de secret je pense que Dieu doit être dans le coup ; La preuve, les intégristes de toute part « lobbyisent » à mort (bravo à Charlie Hebdo pour sa participation) pour que ce soit leur Dieu qui est le rôle principal.

16 octobre 2011

Les primaires…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

J’ai réalisé en revenant de voter que les socialistes avaient eu l’idée du siècle. Pour dire vrai, je me l’étais déjà dit la semaine dernière en revenant du premier tour, mais me demandant si Arnaud avait été un bon choix, lui qui court après sa particule, je n’avais pas percuté que le PS  avait inventé ce qui pourrait révolutionner le monde.

Pourtant, notre président lui-même n’a pas compris la force de ce qu’ont réussi les socialistes. Même Henri Guaino, le type qui permet à Nicolas d’être moins bête que Berlusconi, n’a pas saisi la force de l’invention. Pour être tout à fait honnête, je subodore que ces types ont en réalité parfaitement compris le truc mais comme c’est difficilement réalisable à l’UMP, ils préfèrent faire la politique de l’autruche. C’est une attitude connue et une tactique bien rodée : Quand un politique comprend la question mais qu’il ne veut pas y répondre, il prétend qu’il n’a pas compris ladite question. Une autre ruse consiste à dire qu’on ne connait pas le dossier : « vous comprenez, cette affaire n’est sortie il n’y a que trois semaines, je n’ai pas eu le temps de regarder le dossier, je ne sais que ce que dit la presse », en d’autres mots, t’en sais autant que moi alors me gonfle pas. Une autre voie quand on ne sait pas la réponse est la méthode dite « Frédéric Lefèbvre », à savoir, je réponds que des conneries et si le journaliste insiste, je sors une énormité encore plus grosse. Mais revenons à nos papillons comme dirait mon pote Bénabar…

Les socialos ont donc inventé le truc qui pourrait révolutionner la vie politique. Au début, super fier et super chauvin (ben ouaip, y a de quoi, on est en final de coupe du monde de rugby), j’étais sur que c’étaient nous, les buveurs de pinard et bouffeurs de grenouilles qui avions inventé le concept… Sniff, il semble que les italiens nous ont précédés. Des révolutionnaires ces ritals…

Et les ricains, me direz-vous ??? Non, pour voter aux primaires des démocrates (je ne parle pas des républicains, je ne vois pas pourquoi voter pour un républicain), il suffit d’être membre du parti. Chez nous, pas besoin d’être membre de quoi que ce soit. Alors quoi de révolutionnaires me direz-vous ? Une primaire reste une primaire, mais quand tous les partis de gauche joueront le jeu, nous pourrons alors nous exprimer et nous lacher sans risquer un 21 avril 2002… Nous pourrons revoter Arlette, Juquin, voire écolo au premier tour, sans risquer qu’un borgne ou que sa blondasse de fille ne vienne nous polluer notre vie politique. Nous pourrons exprimer lors de ces primaires que nous aimerions que la gauche fasse une politique de gauche.

Je vous entends silencieusement sourire. Remarquez, il vaut mieux que ce soit en silence sinon votre voisin de bureau, de pallier, de canapé, de lit, vous demandera pourquoi vous souriez et j’aurais alors trop de lecteurs et je devrais écrire plus régulièrement… Pfft, trop de travail pour ça… Je reviens à l’idée révolutionnaire. Un peu décousu mon texte aujourd’hui… D’accord, lecteurs, lectrices [je ne sais pas si je dois vous mettre au pluriel], je l’avoue, la primaire n’a rien de vraiment révolutionnaire……. Mais ce que les socialistes ont fait, hum, une révolution. Pour voter, il fallait payer. Ça y est, je l’ai dit. Payer pour voter. Ça n’a empêché personne d’aller aux urnes, même beaucoup d’entre nous ont filé plus d’argent que demandé. Il fallait y penser. Des énarques avaient bien pensé ne plus nous rembourser un euro sur nos factures de santé, mais nous faire payer pour voter, il fallait oser.

La gauche l’a inventé, la droite va l’améliorer : Pour 1 euro, tu votes, pour 20 euros, tu votes deux fois, pour 100 euros, tu mets trois bulletins dans l’urne, pour mille euros…

Viva la revolucion… 

4 octobre 2011

La priorité…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Des roues qui crissent, des néons qui fonctionnent mal au plafond, une couleur grise avec de belles marques de gomme, bienvenue dans le parking souterrain. En sortant de ma voiture, la portière résonne quand je la claque. Je suis dans le décor d’une série B policière, si je vois sortir Patrick Jane ou sa patronne, je ne serais pas surpris (Idem pour Dexter, mais je ne vais pas faire la liste de toutes les séries…). Le cinéma adore les parkings souterrains que ce soit ceux d’un World Trade Center en flamme, du sous-sol d’un hôpital ou ceux d’un centre commercial marseillais. A Marseille d’ailleurs, je marchais dans cet endroit sordide en reprenant tous les clichés du septième art, en faisant les bruitages qui manquaient au lieu (un mélange de « Il était une fois dans l’ouest » et du « professionnel ») : Il faut dire que j’avais abusé de la moresque à l’apéro… J’étais donc Jean Reno dans un film ou il butte tout le monde quand soudain une bande de jeunes mecs est sortie de je ne sais où… Je me suis alors transformé en Pierre Richard dans « la chèvre », j’aurais préférer Gérard Depardieu… Remarquons tout de même que mes muscles lui correspondent d’ailleurs plus (à Pierre, pas Gégé…). Les garçons s’approchent de nous, nous saluent et continuent leur route. C’est tout. Je le refais, c’est tout.

Mais je n’ai pas sorti ma tablet PC ce soir pour raconter cette anecdote (pas mal la transition pour placer que j’ai une tablet PC)… Non, le sujet du jour est le garage souterrain. Comment l’homme peut-il s’occuper d’un objet (quel qu’il soit d’ailleurs) avant sa propre espèce ? Les garages souterrains m’insupportent. Tant que des hommes, des femme, des enfants dormiront dehors, je ne comprends pas qu’on accepte le concept d’un endroit au sec (et des fois chauffé) pour y placer un véhicule. C’est purement ridicule. C’est un peu comme si on décidait de faire des cultures pour faire avancer ces mêmes véhicules au lieu d’utiliser les plantes pour nourrir la planète… Oui, je suis contre les bios carburants, je pense que c’est un scandale. Produire du blé pour le foutre dans une bagnole… D’abord des gens ont faim, faudrait peut-être pas l’oublier, et puis ma sportive italienne (celle avec les moutons à l’arrière) n’a jamais aimé les épinards. Mais revenons à notre parking  (pas aux moutons, ce serait trop long)…

En fait, je m’écarte un peu, j’arrête sur le parking, je me penche sur le garage. Je ne parle pas de celui qui m’a extorqué 1085,20 € pour réparer ladite sportive italienne citée ci-dessus mais plus du garage de ma maison… Enfin, garage c’est un grand mot, dans mon cas ce serait plutôt un sellier parce que vu le bordel qui règne la dedans, même une smart n’y entrerait pas… Mais quand même… Quand j’ai visité cette baraque, l’ex-proprio a bien mis en avant les caractéristiques du garage (sur lesquelles je ne m’étendrais pas, c’est privé)… Mais il y a un architecte (un mec qui a fait un certain nombre d’années d’étude et qui donc selon ma culture judéo-chrétienne doit pas être complètement con) qui a dessiné ma baraque et y a placé un garage. Un lieu pour mettre une automobile. Il aurait pu construire plus de logement, mais non… J’espère au moins qu’avec le blé qu’il s’est fait en dessinant mon garage, il a donné un petit quelque chose  aux restos du cœur… Le pire c’est que toutes les maisons autour de chez moi ont un garage, des fois pour deux voitures, parfois même pour trois… Les SDF eux n’ont ni voiture, ni garage, ni abris de jardin… Mais bon, il n’y a pas de SDF par chez moi… Une bonne mixité sociale, voilà ce qui ferait du bien à cette ville.

Plus le choix alors, je vais être obligé d’installer un matelas dans la cabane du jardin…

21 septembre 2011

Ah, les primaires

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Non, je ne ne ferais pas un post sur l’école primaire, encore moins sur le collège, le lycée, je n’y pense même pas…

Je n’ai pas vraiment l’inspiration, heureusement, ce soir, Yahoo et Claude m’ont sauvé…

Je commence maintenant à avoir une idée plus claire de la personne pour qui je pourrais voter le 9 octobre prochain… Merci Claude.

cher claude

16 septembre 2011

Le de

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Ah les particules… Je ne parle pas des protons, neutrons ou autres électrons, toutes ces minuscules choses qui peuvent faire de l’électricité si on les agite, de l’électricité si on les accélère, une catastrophe si on les fusionne en présence d’un tsunami. Je parle de la particule des nobles. Giscard s’en est offert une pour oublier son côté roturier. Vu sa façon de se fringuer, sa façon de parler, sa façon de gouverner, sa façon de s’appeler, Valéry n’avait pas besoin de s’offrir une particule.

La particule est particulière. Certains en  sont fiers comme Dominique. Non, je ne parle pas de DSK, c’est bon, j’ai déjà écrit deux (tiens encore un deux) posts sur lui. Je parle de Dominique Galouzeau. D’ailleurs tout le monde le connaît sous le nom de De Villepin sauf peut-être mon pote Stéphane dont c’est le voisin du dessous… Tellement fier de sa particule, il en oublie son nom. D’autres n’ont pas cette particule mais l’opinion publique leur en invente une. Ainsi, Arnaud Montebourg (il était pas mal hier soir, tiens…) est souvent appelé Monsieur de Montebourg : Bon, soyons honnête (pour une foisJ), Arnaud est un peu comme Valéry… Il a une bonne tête de de… Mais soyons complètement honnête, la politique qu’Arnaud propose n’est pas une politique de de. Il ose, et puis ce serait tellement chic d’avoir Audrey comme première dame de France… Allez, je reviens à mes de (euh, n’y voyez rien d’obscène mesdames…), j’en profite pour dire qu’aux primaires, je ne voterai pas pour Arnaud (et encore moins pour Manuel !!!).

Mais cette histoire de particule me turlupine (ou turluzob comme dirait Frédéric Dard) depuis bien des années. Au lycée déjà, j’étais avec Cédric de Mondenard. Je crois que c’est son oncle qui est super connu comme médecin du sport… Nous, les gueux, on l’appelait « Cédric de Mondenard de corvée de chiottes de dimanche de bon matin »… DE… Allez, finalement je l’avoue je suis un obsédé de mes de…

Je dérive, je dérive… Mon idée n’était pas de parler des nobles, ni de Cédric, mais plus de l’importance du « de » dans l’amateurisme. J’ai découvert une différence entre « amateur », terme souvent péjoratif et  « amateur de », terme plutôt positif… Moi j’aime les amateurs. Mais les vrais amateurs. Pas ceux qui veulent imiter les pros en mettant une demie asperge dans une assiette et qui se prenne pour un chef trois étoiles (Ah ce repas chez Guy Savoy en mai, je ne m’en remets toujours pas). Moi, je suis un amateur, je l’assume. J’écris mon petit blog, j’ai mes quelques lecteurs (allez, le vin rouge que j’absorbe en écrivant ces mots fait son effet, alors, je vous envoie un petit bisou), et je suis heureux. Je suis aussi un « amateur de »… Que mettre derrière ce de… Peut-être le vin, mais là encore tellement d’amateurs se prennent pour le meilleur sommelier du monde…. Bref, je suis un « amateur » et un « amateur de ». Je suis un has been et un bobo en même temps. Je suis un passif et un actif.

Le de a donc une vraie importance. Je comprends donc mieux Valéry, donc moins Arnaud. Je saisis pourquoi Cédric était mon pote (Cédric, si tu me lis, n’hésite pas à m’appeler). Le de est donc la différence entre le péjoratif et l’admiratif… Oui, mais dans quel sens ? Pas forcément celui que les deux pensent…

Le de est donc vraiment important… Je l’avais déjà écrit (cf la fin de mon post sur le paradoxe du crétois) à propos du cochon d’Inde. Rien du cochon, rien d’Inde, mais tout du de. Arnaud, Valéry auraient-ils un lien avec les cochons ? 

6 septembre 2011

Le français…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

« Au mois d’août c’est la liberté, après une longue année d’usine, ils crient vive les congés payés, ils oublient un peu la machine ; En Espagne, en Grèce ou en France, ils vont polluer toutes les plages et par leur unique présence abimer tous les paysages… ». Renaud les a décrits, moi j’ai le nez, l’oreille ou l’œil pour les reconnaître. Ecrire le nez, ça me gêne un peu, ça me rappelle le discours de Chirac ou pour être plus exact la chanson de Zebda sur le bruit et l’odeur.

Par contre j’admets avoir l’oreille pour reconnaître le bon franchouillard en vacances. Au début, je pensais que le français en vacances parlait fort. Après de multiples voyages sur les quatre continents, je reconnais mon erreur ; Le français ne parle pas plus fort que l’allemand, l’italien ou l’américain, mais quand il parle, je comprends ce qu’il dit. Cette compréhension me désole. Mon con-citoyen ne doit probablement pas dire plus de conneries que les autres, mais je les entends, je les comprends.  Je suis navré par les remarques dans les musées, sur les commentaires dans les supermarchés, par la lecture des menus dans les restos. A entendre  toutes ces palabres, je me demande pourquoi le français ne reste pas dans son pays : Ses plages sont plus propres, la bouffe est bien meilleure, les filles bien plus jolies, en plus ils acceptent les chiens et même les enfants. Rien ne vaut les vacances de pâques à Noirmoutier, l’année dernière en Corse ou la randonnée dans les Pyrénées d’il y a deux ans. Et tu te souviens le temps qu’on avait eu à la Toussaint dans les Alpes ? En plus ici l’essence est hors de prix. Eh Ducon, t’avais qu’à faire comme moi et venir en avion !

Mais même silencieux, le français se reconnaît facilement. L’autre jour, y en a un qui m’interpelle sur une aire d’autoroute (ah oui, je ne suis pas venu sur mon île en avion, c’était juste pour finir le premier paragraphe)(Et puis je m’étais arrêté pour soulager la vessie de mes garçons, à moins que ce ne soit celle de ma douce). Je cite : « Bonjour, vous venez d’où du 91 ? ». Mais qu’est-ce qu’il me gonfle ce beauf ? Le français regarde donc la plaque d’immatriculation des véhicules qu’il croise et surtout qu’il double… Alors 67, c’est où les enfants ? Les miens ne répondront jamais, ils jouent à la Nintendo DS pendant les nombreuses heures de route. Et puis quand il n’y a plus de batterie (ce qui n’arrive jamais vu que j’ai investi dans l’adaptateur allume-cigares) ils regardent un DVD. Alors les bordelais, les marseillais, les bourges du 92 ou les ploucs d’un numéro inconnu, ils ne les connaitront jamais. Par contre, j’ai super bien éduqué mes garçons sur la façon d’exploser le méchant dans le 3eme tableau du dernier Mario…

Le problème avec le français en vacances, c’est que même silencieux et même hors de sa voiture, je le reconnais tout de suite. L’autre jour sur mon île, j’étais au musée de la marine (rien à voir avec ma nouvelle position dans la compagnie mais vu qu’il pleuvait il fallait bien qu’on trouve un endroit au sec et dans la ville où je me trouvais, il n’y avait qu’un musée, celui de la marine. Avec trois garçons, j’ai eu de la chance, dans une région de l’ouest de la France, j’aurais pu avoir droit à des tenues en dentelle, là, je me suis tapé les maquettes de bateaux… Un moindre mal. Mais revenons à nos moutons). A force de voir la pluie tomber, ma vessie a fait des siennes (ouaip, c’est pas toujours celle des mômes ou de Madame). Je me dirige donc vers les toilettes et attends qu’un chiotte se libère. Et là, alors que je suis normalement tranquille  peinard loin des français, je me fais doubler par une femme (non désolé, ce n’était pas une demoiselle mais bien une femme, voire même une vieille). Je reconnais donc immédiatement  la « french touch » : « Tu ne respecteras pas les files d’attente surtout si tu es à l’étranger ». C’est en voyant cette très ancienne demoiselle que l’idée de cette chronique m’est venue. Mais, je sens à vos mines déconfites que vous vous demandez comment ai-je su que c’était une française ??? Non, je ne l’ai pas traitée de conasse, j’ai arrêté ce vocabulaire il y a au moins 6 mois… Quand elle m’a doublé, j’ai observé son dos, de bas en haut et j’ai tout de suite su. Oui, la française se reconnaît facilement de dos… Le français aussi d’ailleurs… Il suffit de lire le « QUECHUA » que tout bon compatriote se trimballe sur son sac. C’est peut-être la raison qui m’a poussé à opter pour une marque de sac à dos de djeuns (à moins que ce ne soit ma crise de la quarantaine, mais rassurez-vous, elle est bientôt finie…). Bref, un grand merci à Décathlon qui aide à reconnaître le français entre mille.

Mais Décathlon n’est pas seul dans ce cas là. Si je veux rencontrer des français sur mon île, je prends le guide du routard et je vais dans le premier resto recommandé. Et là, tous les français s’y trouvent. J’ai donc abandonné aussi les guides…

Mais bon, je vais être un minimum honnête. Mon île n’est pas vraiment la destination fétiche des hexagonaux, je suis donc relativement tranquille… Vivement qu’on rentre au pays, je comprends rien à ce qu’ils disent ici… 

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