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29 juin 2011

Le paradoxe du crétois (*)

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Les paradoxes peuvent être drôles ou faire un flop suivant par où on les prend. Le problème d’un tel sujet, c’est que j’ai peur de paraphraser Philippe Vandel qui excellait sur la question il y a quelques années, je me demande même s’il n’a pas écrit un bouquin dessus : son exemple qui m’avait fait mourir de rire (OK, j’avais 15 ans), il demandait à un type au bord d’un lac ou se trouvait l’autre côté du plan d’eau. L’autre montrait la rive opposée du doigt, puis Vandel lui demandait s’il se foutait de sa gueule vu qu’il en venait et qu’on lui avait dit que c’était ici. OK, écrit comme ça, ce n’est pas très drôle (quoi que ça me fasse toujours marrer). Le paradoxe étant un sujet un peu court, j’y ajoute une pointe de foutage de gueule et une pincée de politique et on arrive à ça. 

La semaine dernière Claude Goasguen a décidé à son tour de marcher sur les plates bandes de Marine. Il a proposé qu’on supprime la binationalité. En clair, si on veut être français, on ne peut pas avoir un autre passeport. Le gouvernement et plus généralement la droite a rejeté ce projet, il faut dire que le lien avec l’extrême droite ressemblait plus à une amarre qu’à un simple fil de couturier. Mais imaginons une seconde que ce projet eut été adopté… Premier paradoxe, aux yeux de notre Etat, monsieur X est 100% français. Mais qu’en est-il dans son pays d’origine ? Il y a quelques années, j’ai posé la question à l’ambassadeur de France en Oman, car cette règle existe dans le Sultanat depuis longtemps. Son Excellence m’expliqua alors que l’Oman peut dire ce qu’elle veut, pour la France, je serais toujours français. Bref, parler de mono-nationalité n’a un sens que si le pays de deuxième nationalité accepte la règle, ce qui est loin d’être gagné vu le peu de crédibilité et le peu d’influence de la France en ce moment. Par contre, cette règle s’applique déjà à l’intérieur de l’Union Européenne, ou il n’est pas possible d’avoir deux nationalités. Dans quelques années, mes enfants devront donc choisir entre danois et français. Le second paradoxe de cette mesure qui n’a pas été retenue, réside dans une loi décidée après le fameux discours de Grenoble sur la déchéance de nationalité pour les assassins de représentants de l’Etat (la police, quoi !!!). Imaginons donc une histoire un peu folle (vous savez ce genre d’histoire qui sert à faire des lois…): un type immigre en France, demande la nationalité française, l’obtient ; Il déchire alors son passeport original et quelques temps après, il tue un flic (OK, je suis vraiment pervers). Le type en question se retrouve alors apatride. Il n’a plus qu’à rejoindre un collectif de palestiniens pour essayer de construire un nouvel Etat. 

J’arrête sur le paradoxe, je passe au foutage de gueule. J’ai lu que notre président avait annoncé qu’à la rentrée 2012, il n’y aurait pas de fermeture de classe à l’école primaire. Mais Monsieur le Président, puisque l’éducation est votre priorité, pourquoi attendre 2012 et pourquoi de pas laisser toutes les classes ouvertes dès la rentrée 2011 ? Si c’est une question de budget, Monsieur le Président, j’ai la solution (si, si, je critique souvent, mais j’ai aussi quelques idées). Je propose que le crédit d’impôt donné à tous les bons parents qui offrent des cours privés à leur môme soit supprimé. Et hop, une niche fiscale en moins. En outre, je propose que l’argent public aille à l’école publique, pour le privé, qu’ils se démerdent. Une école privée ça doit quand même être très rentable vu le nombre qui fleurit à droite, à gauche (surtout à droite d’ailleurs), alors pourquoi les financer ? D’autre part, pourquoi ces fermetures de classe, Monsieur le Président ? Je comprends, sans le partager, votre argumentaire sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, mais cette mesure devait s’accompagner d’une augmentation substantielle des salaires de ces mêmes fonctionnaires… Pourquoi est-ce « de blocage de salaire »  dont j’entends parler ? Monsieur le Président, permettez moi de vous dire qu’elle a bon dos la crise.

Un petit dernier paragraphe (après j’arrête, au fait merci à mes 4 lecteurs quotidiens, damned, ça a encore baissé). Ce qui est bon dans cette année pré-électorale, c’est qu’on a des perles toutes les semaines. Une de la semaine dernière est la parité en politique. Je ne plaisante pas. Vous prenez le discours de 2006 ou vous promettez la parité, vous ne l’appliquez pas, vous oubliez le concept, vous demandez un sondage qui vous montre un déficit de confiance de la part des femmes, et vous promettez une parité pour les prochaines échéances politiques. Même Françoise de Panafieu a éclaté de rire (ce n’est pas une blague). Mais comme dit l’adage : plus c’est gros, plus ça passe.

(*) Tous les crétois sont des menteurs ; Je suis crétois, donc je suis menteur ; Tous les crétois disent donc la vérité.

PS : Je voulais absolument parler du cochon d’Inde qui n’a ni la gueule d’un cochon et qui n’a jamais vu l’Inde, mais je n’ai pas trouvé d’endroit pour le placer : C’est fait. 

21 juin 2011

Le mariage du siècle…

Publié par cyrilcouet dans opinion

Vivons-nous dans un pays en déclin ? Vu de l’intérieur, il est toujours difficile de déceler la tendance d’évolution de notre pays. Pourtant, le débat de la semaine dernière sur le mariage homosexuel m’a réellement fait réfléchir sur cette question.

                                                                       Coluche - le Luron  

La France, le pays des Droits de l’Homme, la France ce pays de culture ne serait-il pas en train de suivre l’évolution classique des autres pays du globe sans chercher à s’en démarquer, s’en chercher à devenir chef de file de l’avenir. La présidence, telle que la représente notre président nous classe au même niveau que l’Italie de Berlusconi ou que les Etats-Unis de Georges Bush. Il est loin le discours de Villepin qui refusait de suivre les yeux fermés les Etats-Unis et leur guerre en Irak.  Depuis quelques années, j’ai l’impression que notre pays recule. L’éducation est de moins en moins prise en considération, la réduction de la fracture sociale, on n’en parle même plus, le droit à une retraite décente, on l’oublie, la culture est réduite à peau de chagrin, notre recherche publique est anéantie et cerise sur le gâteau (certes ce n’est que la cerise), notre majorité a refusé d’entre-ouvrir la porte du mariage gay, ce qui à mes yeux aurait peut-être remis la France dans le peloton des pays modernes.  Modernes ? A vrai dire, cela nous aurait permis, sur cette question, de nous mettre à niveau avec l’Argentine, l’Islande, le Portugal, l’Afrique du Sud, la Norvège, la Suède ou le Danemark, vous savez tous ces pays remplis de hippies qui fument de la marijuana en ne pensant qu’à faire l’amour (et pas la guerre, ça doit être ça le problème). Même certains Etats des USA sont plus en avance que nous sur ce sujet : Non, bizarrement pas la Californie, mais dans le Massachussetts, le Connecticut, le Vermont ou l’Iowa, mesdames, vous pouvez épouser votre amoureuse, messieurs idem pour votre amoureux. En France, INTERDIT. Si le débat s’était arrêté à cette interdiction, j’aurais déjà été déçu, mais j’ai été scandalisé de voir les noms d’oiseaux venus de certain de nos députés. Nous n’avons pas eu droit aux « PD », « Tarlouze », « phoque », « gouine » et j’en passe, non, Monsieur Vanneste, député UMP, s’est contenté de décrire l’homosexualité comme une « aberration  anthropologique ». Peut-être que comme une certaine partie de la majorité, il cherche lui aussi les voix d’extrême droite. 

Je crois donc que la majorité actuelle a raté une grande occasion de faire un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la France. Il reste quand même des personnes avec des convictions (Roselyne Bachelot en particulier) convaincues du bon sens d’un tel mariage. Et l’avenir lui donnera raison comme le passé lui a donné raison avec le PACS.  J’espère donc un vrai changement pour la France, pour que notre pays reprenne un rôle de leader pas seulement par le nombre de canons que nous avons en activité en Lybie ou par le nombre de tués que nous avons en Afghanistan mais surtout par une vision de ce que sera le monde de demain. Aujourd’hui, je suis assez pessimiste, mais j’ai de l’espoir… 

Cette petite loi du mariage homosexuel n’enlèvera aucune liberté ni aucun droit aux hétéros. Et renforcera le mot « égalité » que nos gamins apprennent en CE2. Et puis une telle loi nous offrira de jolies fêtes. Cédric, Stéphane, Pascal, Olivier, je suis prêt à être votre témoin. 

 

14 juin 2011

Les enfants sont formidables…

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Ami lecteur (vous êtes 8 à venir quotidiennement, je me permets donc de te tutoyer) : Je ne parle pas de tes enfants à toi, bien entendu… 

Les enfants de mes amis sont les meilleurs de leur classe. Non, je n’ai pas un couple d’amis qui m’a fait constaté cette évidence, mais tous les gens qui m’entourent ont des enfants si formidables qu’ils sont tous premiers de leur classe. Qu’ils soient au lycée, au collège, à l’école primaire ou à la maternelle, ils sont premiers de leur classe. Oui, même à la maternelle, cela peut vous sembler étrange, mais même à la maternelle ils sont premiers. C’est important d’être le premier, surtout à la maternelle… Premier à naître, premier à l’école, premier à avoir une idée, premier à acheter un Ipad, premier à mourir…  

Je n’ai rien contre la réussite mais faut-il la définir correctement. Etre premier de la classe, pourquoi pas, mais ça me pose déjà un problème… J’ai des jumeaux qui sont dans la même classe, comment vont-ils faire pour être premiers tous les deux ? En plus, comme certain de mes amis ont des enfants dans la classe des miens, il semble que la compétition devienne difficile. D’autant plus difficile que je sais déjà que leurs enfants sont les meilleurs de la classe… Pourquoi est-ce si important que les enfants soient les premiers ? Nous voulons tous la réussite de nos enfants, mais cela passe-t-il par un classement ? N’est-ce pas notre monde d’adultes que les créateurs de premiers  transposent dans ce qui se veut l’innocence ? (J’avoue, même moi je ne comprends pas la phrase que je viens d’écrire, mais je trouve qu’elle sonne bien). N’est-ce pas dangereux de formater des mômes à la compétition, à la bataille voire à la guerre dès qu’ils sortent du berceau ? A ce rythme, que sera notre société dans vingt ou trente ans? Je crois que nous nous dirigeons vers un individualisme encore pire que celui que nous vivons aujourd’hui. Pourtant la barre est déjà haute : les défavorisés sont regardés de haut voire ignorés ; Je viens d’entendre que certains de nos politiques voudraient faire travailler quelques heures les toucheurs de RSA : alors je vous explique : comme tu n’étais pas le premier à l’école, tu cherches un boulot que tu ne trouves pas, pourtant tu rêves de bosser, alors, petit à petit tout s’écroule autour de toi et un jour tu te résignes à demander le RSA. Tu as un peu honte, tu as l’impression de faire la manche, mais c’est la dernière solution qu’il te reste avant la déchéance totale. Et là un ancien premier de la classe devenu politique préconise qu’on te fasse travailler pour toucher ce RSA. J’hésite entre colère et crise de rire. Le pire c’est qu’à l’école, entre lui et toi, il n’y avait que quatre rangs de différence et une paire de lunettes. 

Je demande donc le droit à ne pas être le premier. Je demande le droit à ne pas réussir de la même façon que le troupeau…  Reconnaissons qu’il n’y a pas que le travail au sens classique du terme. Je ne demande pas le droit à la paresse (à vrai dire je le demande aussi, mais ce n’est pas mon sujet aujourd’hui), je demande juste qu’on reconnaisse l’épanouissement de chacun dans le domaine qu’il aura choisi ! Non, je ne suis pas l’élite (god, it’s good), non je n’ai pas une grosse bagnole (god, it’s re-good), non je n’ai pas de rollex ni de mont-blanc (-1- le stylo pas la crème, -2- je n’ai pas encore 50 ans, j’ai donc de la marge emoticone ), mais je suis heureux. L’activité qui me permet de me nourrir ne me déplait pas, elle me plait même plutôt bien, mais reconnaissons qu’il y a bien d’autres domaines ou je m’éclate encore plus. 

Les enfants de mes amis sont les meilleurs de leur classe. Mais pas uniquement ; Ils sont aussi très fort en sport voire de futurs champions. Ils brillent au tennis, à l’escrime ou au golf. Ils ne font pas de foot, pour éviter une mixité sociale qu’ils demandent pour les autres villes mais surtout pas pour nous (quelle horreur), et le sport collectif risquerait de montrer que leurs enfants sont juste dans la moyenne. Ni meilleurs, ni moins bons que les autres enfants. Est-ce important de savoir qui a gagné du moment qu’on s’est bien dépensé et qu’on s’est bien marré ? Pourtant, que ce soit en sport ou ailleurs, notre société veut un gagnant. Moi je préfère le perdant que je trouve plus courageux: il a fait autant d’effort  que celui qui a gagné mais lui a perdu. Il a couru 5h quand le gagnant a fait l’épreuve en 2h. Oui le vrai gagnant c’est lui. Allez les enfants , éclatez-vous, samedi y a pas compet’, papa refuse que vous ridiculisiez les copains. 

7 juin 2011

Anish…

Publié par cyrilcouet dans pub

J’ai rencontré Anish pour la première fois à Nantes en 2007. Nous étions invité aux 40 ans de copains (waouh, j’avais pas réalisé jusqu’à aujourd’hui qu’ils étaient bien plus vieux que moi) nous avons passé une soirée de quadra à danser sur de la musique des années 80, nous sommes rentrés à l’hôtel –plus minable c’est difficile, je parle de la chambre, pas de la fête- et nous avons passé une bonne nuit. Le lendemain plutôt que de rentrer à la Capitale, où plus exactement dans notre banlieue, nous avons décidé de découvrir Nantes. INCROYABLE !!! Nous avons trouvé une ville pleine de jeunesse avec une culture de folie, les machines infernales, l’éléphant, les quais de Loire, le manège, le château et… son MAM (Euh… Je ne parle pas de l’ex-ministre qui passe ses vacances en Tunisie). Après New York, Barcelone, Paris, nous avons donc décidé de visiter le musée d’art moderne de Nantes et ce fut LA rencontre. Une œuvre majeure d’Anish Kapoor était exposée, un énorme morceau de cire qui se déplaçait sur un rail et qui dégoulinait à chaque passage des arcades du musée. J’hésite à joindre une photo à mes mots (je dois vous avouer que j’ai découvert comment on mettait des images, j’ai failli faire un roman photo) mais non, je préfère vous laisser imaginer la forme de cette cire rouge vif et les bouts tombés autour de l’œuvre. Et puis si vous n’avez pas d’imagination, je pense que « Anish Kapoor Nantes » dans Google image devrait faire l’affaire. Non, c’est une blague, vous n’allez quand même pas y aller ?

Il y a un peu plus d’un an, nous décidâmes d’aller passer un week-end à San Sebastian/Bilbao. La première ville, c’était pour profiter des bars à tapas sans les enfants. Pouvoir mal manger pendant quelques jours, pouvoir bien boire (hum, pas en qualité) pendant ces mêmes jours, San Sebastian fut divine. Bilbao, c’était juste pour voir le musée Guggenheim. J’adore les musées. A la question, si j’étais extrêmement riche, quelle œuvre je m’offrirais, la réponse est aucune. L’art a sa place dans les musées pour que tout le monde en profite. J’ai une toile à la maison, une vraie, mais je crois que les musées n’en veulent pas… Nous avons donc visité le bateau et là Anish était présent. Une expo temporaire de cet artiste anglais. Deuxième rencontre, deuxième fois ébloui. Cette fois-ci, nous avons découvert une autre œuvre majeure, son canon qui lance toutes les demi-heures un boulet de cire rouge contre un mur. J’hésite à joindre une vidéo à mes mots (ouaip, j’ai aussi appris à inclure ce type de document), mais non. Il faut imaginer un boulet de cire rouge qui s’éclate contre un mur situé à une trentaine de mètres. Du délire. Cette seconde rencontre m’a permis de découvrir son travail sur le pigment, sur les cacas boudins (excuse moi Anish… Au fait, ça te gêne pas que je t’appelle Anish ?), je me souviens en particulier d’une œuvre jaune devant laquelle je suis resté scotché pendant au moins longtemps. Allez, les curieux un petit « Anish Kapoor Guggenheim » dans Google… Non, je rigole !

2011 : Grand Palais Monumenta. Anish Kapoor m’invite à découvrir une nouvelle œuvre. Grandiose, fantastique, surprenant, extraordinaire, génial, incroyable, énorme, unique. Mes enfants ont adoré. Ils ont été très surpris puisque je leur avais expliqué qu’Anish travaillait beaucoup la cire rouge. Non, je ne décrirais pas l’œuvre, peut-être par mail si vous avez une bonne excuse pour ne pas y aller. Il faut se laisser prendre par l’œuvre, ne rien savoir avant de la pénétrer. C’est jusqu’au 23 juin, c’est pour tous les publics même les tout-petits et c’est marquant. Allez, une petite photo… Non, je rigole.

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