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13 février 2015

Le ni-ni du Doubs

Publié par cyrilcouet dans opinion

Lors de l’élection dans le Doubs opposant un candidat PS à un candidat FN (victoire sur le fil du candidat PS), M. Gombin, chercheur au CURAPP-université de Picardie-Jules-Verne, a travaillé sur le report des votes des électeurs UMP du premier tour.

Le résultat est clair : 50% d’entre eux ont voté FN, 25% ont voté PS et 25% ont voté blanc ou ne sont pas allés voter.

Pourquoi un tel article sur un sujet peu passionnant je l’avoue. D’abord, ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti mon clavier (du moins pour écrire sur ce blog) mais surtout ça me fait de plus en plus réfléchir à ce que je vais devoir avoir comme attitude si en 2017, on se trouve face à une problématique au second tour d’un face à face UMP/FN.

Bien sûr, mon choix n’est pas encore fait et si une telle catastrophe devait se reproduire, la personne qui représentera l’UMP devrait me dicter mon geste.

Mais faisons un peu de politique fiction et imaginons que nous ayons un choix Sarkozy/Lepen. Que faire ?

C’est maintenant que l’élection du Doubs entre en jeu. Si je comprends bien les travaux du chercheur cité ci-dessus, en votant Sarkozy, je voterais à 50% FN, à 25% PS et à 25% nul (quoi que je peux déjà écrire que ce serait à 100% nul).

M. Sarkozy étant très à droite de la droite, je peux même transformer les nombres ci-dessus et écrire qu’un tel vote serait à 60% FN, 20% PS et 20% nul (encore une fois je pense que le « nul » représente l’intégralité d’un tel vote).

C’est donc décidé. Je pense que ce sera le bon week-end pour aller voir la mer et revenir après 20h pour ne pas avoir le temps de voter. Ne passant pas par Paris, je ne risque pas les bouchons des sympathisants UMP (à 50% sympathisants FN) qui crieront « on a gagné » devant le Fouquet’s ou autre restau branché de la capitale.

Mais au fait, et si le second tour de cette présidentielle était un duel PS/FN : Que feront les électeurs UMP ? Un coup de Ni-Ni qui risque de voir le FN arriver à la présidence ? Shame on you les gars.

5 septembre 2012

Septembre

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Le mois de septembre a vraiment quelque chose de particulier. D’abord tout le monde appelle ça le début de l’année, et sauf erreur de ma part, le début de l’année c’est en janvier. D’ailleurs la nouvelle année commence le « 1er de l’an », généralement dans un état qui n’autorise pas à conduire, état qu’on justifie pour s’aider à voir passer le temps. Ce mois #9 a donc dans l’inconscient collectif, la même valeur que le #1. Ce serait peut-être une notion intéressante à expliquer aux sportifs qui nous ramènent des médailles: dans certain cas le #9 peut être aussi intéressant que le #1. En tout cas, pour moi, je n’ai jamais écrit sur le #1, alors que je fais ma reprise (et peut-être mes adieux aussi) avec ce #9.

Mais Septembre a d’autres particularités intéressantes. Les gens reviennent au travail avec des bonnes tronches, les chauffeurs de bus font un effort quand ils voient dans leur rétro un passager qui leur courre après (sauf le #$¤~%& d’hier, mais il faut toujours une exception aux règles…). On sent une certaine légèreté un peu comme au mois de mai… Quoi ? #9 aurait des points communs avec #5 ? Effectivement, ça valait le coup de s’offrir une chronique sur Septembre. Et puis, si j’arrête d’écrire, il fallait quand même dire au revoir…

C’est aussi en septembre que les gens organisés réservent leur prochain été en Corse. Ceux un peu moins organisés commencent à regarder les locations du ski… Ouaip, les chevilles et les cuisses commencent à démanger. Il y en a même qui en septembre attendent impatiemment décembre et ses premières tartiflettes et autres raclettes. Quant à moi, eh c’est ma chronique, j’ai le droit de parler de moi, l’entrainement a commencé pour Paris Versailles puis pour les 20Km de Paris ; Mais bon, après c’est promis je prépare un hachis Parmentier au confit de canard…

Les plus bucoliques (je sais pas ce que veut dire ce mot, mais ça fait tellement longtemps que j’avais envie de l’écrire) vous parleraient de l’automne qui arrivent, des feuilles jaunies qui commencent à tomber dans les parcs… Les plus rupins des bucoliques (OK, après j’arrête) vous expliqueraient que c’est maintenant qu’il faut aller au Canada pour regarder les forêts devenir rouge ; Avec un peu de chance vous pourrez même voir des baleines sur le Saint Laurent… Mais je m’en fout !!! Je vois surtout qu’on va bientôt se cailler, qu’il va falloir rallumer le chauffage, que le bbq va récupérer sa housse.

Mais le plus drôle en septembre, ce sont les photos des gens. Je ne parle pas des soirées « photos de vacances » où l’écran plat a remplacé les projections de diapos d’il y a 30 ans. Non, je parle des photos trouvables au hasard des réseaux sociaux ; Aussi bien sur Facebook sur les réseaux plus pros, les gens se lâchent sur leur photo de profil : il faut montrer les codes de septembre: tout d’abord le soleil (ou la chaleur) ou ce qui le représente : Ça peut être une plage, un ciel bleu, un pin parasol, une boisson très fraiche avec de la buée, bref quelque chose qui montre que même en Bretagne, il faisait super chaud (j’ai rien contre la Bretagne, j’aurais pu écrire l’Irlande ou l’Ecosse) . Le deuxième élément, c’est la mer. Oui, il faut montrer qu’on a quitté la ville et qu’on a vu la grande bleue : Et si les vacances se sont passées dans le Berry, dans les Alpes ou en Alsace, une photo de lac peut faire l’affaire… Mais n’exagérons pas quand même, une photo avec la mer est bien mieux !  Enfin, et c’est le plus drôle, le dernier code, c’est la nudité. C’est le moment, ou on montre une épaule, un pied, une cuisse, ou qu’on ose se montrer en maillot. Ce ne sont pas des photos érotiques, loin de là, mais l’être humain a besoin de montrer qu’il a profité… Ce type de photo rejoint un peu le code « soleil » mais il est important de montrer un bout de chaire. Ah, sacré mois de septembre.

Adieu ?

3 juillet 2012

Le droit à la culture

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Drôle de titre… Le droit à la paresse, j’aurais encore compris et pu faire une belle paraphrase de quelques articles sur le sujet, mais le droit à la culture, quelle idée… Vu l’actualité récente (OK ma prose a quelques semaines déjà…), je pourrais faire tout un topo sur le cannabis, mais le débat sur la dépénalisation ou la légalisation des drogues douces (ou non) ne me passionne pas vraiment. Revenons à la Culture, la vraie, celle de Jack Lang ou d’André Malraux… C’est vrai, à part ces deux-là qui a réellement fait progresser la culture dans notre pays ?

A côté de ça,  il y a déjà une si longue queue pour entrer au Grand Palais ou au musée d’Orsay, quelle idée que de vouloir démocratiser la culture… C’est bizarre, parlant culture, j’ai cité deux musées mais est-ce uniquement ça la culture ? Le cinéma ou la musique en sont peut-être les deux formes les plus répandues et pourtant certains de nos politiques (et l’industrie de ces arts) voudraient qu’on en restreigne l’accès qu’à une partie de la population. La culture serait-elle un privilège qui apporte quelque chose à ceux qui la détiennent ? Le téléchargement nuirait-il à la culture, auquel cas, il serait sain de l’interdire et le pourchasser, ou le téléchargement est-il uniquement nuisible au business cinématographique ou musical ? Les salles de concerts n’ont jamais été aussi pleines et le 7eme art n’a jamais gagné autant d’argent. Le téléchargement ne doit donc pas être vraiment nuisible, bien au contraire. S’il permet à une partie de la population de s’enrichir intellectuellement parlant, il ne faut pas le blâmer mai plutôt l’encourager. Certes, un film, une série, un documentaire, une musique, une chanson, ce sont des artistes, des techniciens, des ingénieurs, des commerciaux qui travaillent et pour ne pas tuer le développement culturel, ils doivent être rémunérés. Je suis donc pour une licence globale. Passons le standard des abonnements Internet à 40€, et laissons un libre accès pour tous aux œuvres.

Car de tout temps, mais encore plus aujourd’hui, l’accès à la culture est réservé à une élite, à une certaine classe sociale. Renaud les appelle les bobos, Mélanchon les nomme les bourgeois, Sarko les appelle ses amis et moi je pense que ce sont les riches tout simplement. Pourquoi un pauvre qui dépense 15% de son pouvoir d’achat dans la culture et qui pour continuer à se cultiver télécharge certaines œuvres illégalement devrait-il être plus puni qu’un riche qui dépense 3% de ses revenus et qui accède ainsi à toutes les formes culturelles ? Ce système est parfaitement injuste, et j’aimerais qu’il soit décrété que la culture est un droit comme le logement ou le travail… Bon d’accord, ce ne sont peut-être pas les meilleurs exemples…

Alors pourquoi une vulgarisation de la culture ? Cela permettrait d’ouvrir l’esprit des gens, de leur montrer que l’étranger n’est pas une menace pour son petit environnement, cela permettrait d’apporter ce lien social donc notre pays manque cruellement aujourd’hui, cela permettrait d’éviter le chacun pour soi tant décrier par Coluche il y a plus de vingt ans, cela permettrait surtout de faire reculer un extrême qui commence à envahir de façon plus qu’inquiétante la droite traditionnelle. Bref, c’est par la culture et l’éducation  qu’on arrivera à montrer que nos différences de couleur, d’opinions, culinaires, de mode de vie ou d’architecture sont une richesse et non une barrière.

La sauvegarde de l’Europe et du monde entier ne passe pas par une guerre ou par un « laisser tomber ». L’Histoire nous a montré qu’un peuple qu’on humilie ou qu’on ignore se révolte rapidement. Si nous voulons la cohésion de l’Europe et du monde, nous devons donc favoriser l’accès à la culture pour tous, et encore plus, l’accès à l’éducation.

19 avril 2012

La stigmatisation positive

Publié par cyrilcouet dans opinion

Pfff… Voilà déjà de longues semaines que je n’ai plus l’inspiration. Pourtant une campagne électorale majeure aurait dû me donner quelques idées, mais non. Peut-être parce que l’issue de cette élection me parait d’une grande évidence. Peut-être parce qu’à bientôt 42 ans, je n’ai jamais gagné d’élections présidentielles (la joie d’être né en septembre et d’avoir eu mes 18 ans en 2008) et que cette année c’est mon tour ; OK, je ne compte pas 2002 comme une victoire même si le gagnant a le même nom que celui que j’avais mis dans l’urne. Peut-être, encore, parce que le débat ne m’a pas vraiment passionné entre les discussions sur la viande halal, la réforme du permis de conduire, ou le président sortant qui nous fait de la schizophrénie aigüe en nous faisant croire qu’il est un homme modeste en fréquentant le Fouquet’s lieu populaire de Paris (quid du Crion ce dimanche ?). Peut-être n’ai-je pas écrit juste par manque de temps… Mais honnêtement, non, c’était la page blanche. Pas d’idée, rien à dire. Claude Allègre ne m’a pas plus énervé que d’habitude, il m’a même réjoui en soutenant Nicolas, les leaders de gauche ne m’ont pas inspiré, je ne trouve même rien à dire ou à sur-dire sur Mélenchon. J’ai bien une idée de blog qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines mais elle n’arrive pas à montrer son nez. Alors, pas de blog, même si j’ai failli faire quelques copiés-collés d’excellents articles lus à droite, à gauche (surtout à gauche d’ailleurs) mais non… Alors je me lance sur la stigmatisation positive. Kézako ??? Un truc que j’ai inventé (OK, je vous promets que si ça existe déjà, je croyais vraiment en avoir la paternité).

On connaissait la stigmatisation, un truc que les membres de notre gouvernement ont développé pour récupérer les bulletins d’extrême-droite. Ainsi, on se souvient des auvergnats qui créent un problème quand ils sont nombreux (merci Brice). Le plombier polonais avait animé le débat aussi durant quelques temps. Puis on a eu aussi  droit aux « roms ». Comme me disait Salem quand Nicolas les a stigmatisés, ça lui a au moins permis de passer un été calme cette année là !!! Ces fainéants de chômeurs ont été aussi bien montré du doigt car c’est bien connu, celui qui veut, peut. Bref, les femmes, les jeunes, les vieux, les malades, les étrangers, surtout les étrangers, les minorités ont été « désignés » comme si la stigmatisation d’une partie de la population pouvait aider à résorber la crise. Aujourd’hui, on se permet même de stigmatiser des pays entiers, pays qui sont, soit dit en passant nos partenaires européens ; Ainsi selon le candidat Sarkozy et ses fans les plus proches, si François Hollande gagne les présidentielles, la France ressemblera à l’Espagne ou à la Grèce : Mais alors, où les bons beaufs iront-ils polluer les plages au mois d’août (merci Renaud pour celle-ci). Moi, j’aimerais qu’on ait la richesse culturelle de l’Espagne ou de la Grèce. Je veux bien même leur prendre toute leur gastronomie, leur richesse d’esprit et leur refus d’aliénation. Espagnols, Grecs, ne vous en faites pas, « no pasaran ! ».

Je pourrais continuer sur cette stigmatisation, mais j’aimerais expliquer comment la « positive » m’énerve encore plus que la négative (digne d’un bon discours populiste). La première fois que ça m’a choqué, c’est quand le modèle danois a été vanté par presque l’ensemble de la classe politique. Puis est venu le système éducatif finlandais et très récemment le modèle à produire allemand. Nos politiques se focalisent sur des solutions qui marchent bien et nous expliquent que nous devons les copier pour être plus heureux. C’est oublier rapidement qu’on ne peut pas appliquer à une population de 60 millions de personnes des solutions qui marchent avec 6 millions. C’est oublier que les solutions qui ont fonctionné hier ont peu de chance de fonctionner demain. C’est oublier que chaque modèle a ses côtés négatifs (souvent des taxes) que nos politiques essaient de cacher (volontairement ou non).

Alors, pourquoi essayer de copier tout ce qui se fait ailleurs ? Est-ce le phénomène de mondialisation qui voudrait qu’il n’existe qu’une voie en politique ? On regarde déjà tous les mêmes programmes à la télé (de KohLanta à MasterChef en passant par Doctor House et Dexter), on mange de plus en plus la même chose (tiens, un nouveau sushi bar vient de voir le jour), toutes les capitales mondiales se ressemblent avec leur H&M, leur GAP  ou autre grande enseigne, demain on devra tous penser la même chose ? Je ne pense donc pas que cette stigmatisation positive qui consiste à copier ce qui a marché ailleurs soit une voie. Je pense à la nouveauté, au risque d’un modèle inconnu… Et pour le réaliser, inutile de casser ce qui fonctionne plutôt pas mal chez nous comme notre sécurité sociale ou notre retraite. Prenons de vrais risques. Je ne pense pas qu’essayer de refaire du socialisme ou du communisme soit la voie à privilégier, mais ce n’est certainement pas une voie à exclure. J’attends de nos politiques qu’ils prennent ces risques, qu’ils nous proposent un nouveau système de société. Je ne crois pas que notre prochain président ira dans cette voie, mais cette année, c’est moi qui gagne.

21 février 2012

C’est pô moi

Publié par cyrilcouet dans opinion

« Je vous l’avais bien dit… » Plus j’écoute les économistes, les politiques, les analystes, les journalistes voire même les people et plus j’ai l’impression d’entendre et de ré-entendre cette phrase ; C’est le « c’est pô moi » des adultes. Il semblerait donc que tout le monde savait que cette crise de l’euro allait arriver comme tout le monde savait que la crise de 2008 allait arriver, comme tout le monde arrive à expliquer la crise grecque, celle de 29, la crise d’adolescence, celle de la quarantaine, la cardiaque, celle de l’angoisse. Il ne manque plus qu’un « nervous breakdown » et on aura toutes les crises. Je peux ajouter la jalousie et le compte est vraiment bon.

Mais soyons sérieux. Je ne sais pas quel sentiment ressentir vis-à-vis de tous ces gens qui savent que toutes ces crises vont arriver. Le problème de tous ces économistes (car principalement c’est d’eux dont il s’agit) est qu’ils analysent très bien le passé mais qu’en réalité, ils sont incapables de prédire l’avenir : Est-ce d’ailleurs un drame ? De Nostradamus à Paco Rabanne, j’ai toujours regardé les lecteurs d’avenir d’un œil méfiant. Si des mains douces veulent me prédire le futur en me tripotant les miennes, les pieds ou je ne sais quelle partie de mon anatomie, je peux moi aussi prédire un futur très très proche… Mais soyons un peu sérieux, j’ai le monde à sauver.

Les têtes brillantes qui travaillent dans les agences de notation sont là pour nous expliquer quel risque il existe à investir dans telle ou telle entreprise. Oui, entreprise. Au départ, l’agence de notation est là pour aider les investisseurs à savoir quel risque ils prennent à mettre leur pognon dans telle ou telle société. Puis, plus les Etats se sont endettés, plus il a fallu trouver un système pour prendre en charge cette dette. C’est là que des gouvernements ont eu l’idée de financer leur dette par les marchés financiers… Les agences de notation ont alors eu légitimité à estimer si oui ou non tel ou tel Etat était apte à rembourser donc apte à emprunter. De même que pour acheter une maison, mon banquier estime ma capacité de remboursement, les agences de notation font la même chose pour les grands groupes industriels, les départements, les régions, les Etats…

Le problème est la façon dont ces agences estiment les capacités de remboursement. Pour acheter une maison, le banquier fait la somme des revenus, des dépenses, il applique une formule magique trouvable sur Internet et hop à moi la cabane dans les bois. L’agence de notation est un peu différente. Elle ne s’arrête pas à la dette, au PIB ou au budget de l’Etat. L’agence veut connaitre quel type de politique sera mise en place dans les années à venir. L’agence lit alors dans sa boule de cristal les conséquences financières de ladite politique et hop je te mets une note. Le problème est dans l’attente même des agences de notation. Elles n’acceptent qu’un type de politique économique, ne croient pas dans l’homme mais uniquement dans des modèles mathématiques. Il n’est donc pas forcément faux de dire que la France perdra possiblement un A si François Hollande est élu. Mais est-ce important ? Les taux d’intérêts ont chuté quand les Etats-Unis ont été dégradés en août, idem pour la France il y a quelques semaines.

Doit-on alors se passer des agences de notations ? Oui. Je ne suis pas foncièrement contre elles, mais tant qu’elles noteront les pays européens et non la zone euro, leur jugement n’aura pas de sens. C’est à l’Europe d’assurer que ses traités sont respectés (en particulier le déficit budgétaire à 3% du PIB) et non aux agences de notation de faire le boulot. Donc pour en finir complètement elles, il suffit simplement d’autoriser la banque européenne à prêter à ses états membres. Cette mesure permettrait de s’affranchir des marchés financiers et créerait une vraie cohésion à l’intérieur de l’Europe. Mais est-ce vraiment ce que l’on veut ?

1 février 2012

Le quotient

Publié par cyrilcouet dans opinion

J’adore le quotient familial… C’est un truc qui me fait payer vachement moins d’impôts que si j’en payais plus… Ce quotient existe aussi dans mon CE alors quand je veux m’offrir un week-end au ski, j’ai 60% de réduction quand les super riches célibataires n’ont rien : gnark. Je ne sais pas qui a inventé ce truc, mais c’est vraiment super !!! Même dans ma commune, ils ont mis un quotient familial pour calculer la facture de la cantine ou de l’étude : OK, dans ma ville, ils se sont arrangés pour que tout le monde tombe dans la tranche la plus haute, mais c’est bien vu quand même… Soudainement j’ai l’impression de faire partie des riches de la ville. Je fais partie des notables, des bourgeois, des décideurs… Bon arrêtons les conneries.

Le candidat Hollande a donc émis l’idée qu’on pourrait revenir sur cette idée du quotient familial. Sans ironie aucune, je pense que c’est une brillante idée. Le quotient familial reposant aujourd’hui sur un pourcentage de réduction d’impôts, les gens censés comprennent que plus on est riche et plus il nous fait gagner d’argent. En clair, comme d’habitude: La banque n’accepte de prêter qu’à ceux qui pourront rembourser, c’est-à-dire aux riches. Puis une partie de vos intérêts d’emprunts, dans le cadre d’un achat de résidence principale peut être retirée de vos impôts (ou pouvait car le sarko nouveau est arrivé)… Bref, plus on emprunte d’argent, plus on peut en retirer de ces impôts ; Pour peu que l’emprunteur ait une famille de 5 enfants comme tout bon chrétien qui va à l’église de Meudon, il se retrouve avec presque rien à payer… Si on ajoute les cours particuliers des mômes pour qu’ils aient une chance un jour d’entrer à HEC, et hop plein de crédits d’impôts de gagné !!! Mais revenons au quotient…

A l’énoncé d’une telle idée, toute la droite même la moins à droite (François Bayrou) s’est insurgée d’une telle mesure… « Quoi, Monsieur Hollande veut toucher à un héritage de la libération… » ; J’ai même cru que notre président allait nous refaire le coup d’aller chercher la croissance avec les dents… Ou mieux, allez je ne résiste pas de le citer: « Je prends un engagement devant vous : nous allons diviser par trois, d’ici à la fin de la mandature, le taux d’échec scolaire à la fin du CM2 » (15 février 2008). Alors qu’on ne nous parle pas de ne pas toucher à un « héritage de la libération » quand ce gouvernement détruit nos retraites, exécute nos fonctionnaires ou massacre le service public. Alors, ces mêmes personnes (le gouvernement et la droite en général) nous expliquent que si nous avons une des meilleures natalités en Europe, c’est grâce à ce quotient : foutaise. C’est parce qu’il existe une vraie politique familiale ou au moins quelque chose qui y ressemble que cette natalité est bonne (et aussi parce qu’on aime bien faire des bébés…). Il existe un pseudo mode de garde pour nos chérubins, et donc il est possible de concilier enfants et vie professionnelle. Mais arrêtons le délire. Le quotient n’y est pour rien. Je n’ai jamais entendu de personnes faisant un bébé pour payer moins d’impôts et vous ?

Avec cette mesure, personnellement je paierai plus d’impôts. Je l’accepte. Si c’est une mesure qui permet que notre société soit plus égalitaire, tout est bon à prendre. Et puis cette annonce a permis de replacer François Bayrou à sa place. Il a beau charmer la gauche comme le serpent de Robin des Bois –« vous dormeeeezzzz…. », quand il s’agit de mesures concrètes, on s’aperçoit que son discours ni droite ni gauche ne tient pas la route. Cet homme fait probablement partie de la droite sociale comme Borloo (j’aime bien l’écrire comme ça, on dirait le livre de la jungle) mais c’est quand même la droite. Quand j’étais jeune, je l’appelais le neuneu, je reste jeune je lui garde le même surnom.

Allez François, le PS est revenu rapidement sur cette annonce mais pas toi. Je te fais donc confiance pour que dans les cent jours qui suivront ton élection tu supprimes ce quotient familial au profit d’un montant fixe (sous forme crédit d’impôt pour ne pas pénaliser les plus pauvres) de  qui sera une vraie mesure égalitaire.

27 janvier 2012

La sanction…

Publié par cyrilcouet dans opinion

Je tente de partager une video… En espérant que àa fonctionne… La sanction

25 janvier 2012

Le prestige de l’uniforme

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

L’autre jour, je me suis mis à trippé sur les uniformes. Ah, le prestige de l’uniforme… Ce déguisement vous transforme un homme. Ce déguisement vous transforme une femme. Si je vous dis uniforme à quoi pensez vous ?

Vu que j’étais dans un aéroport, l’uniforme m’a évoqué les hôtesses. Hôtesse de l’air… Quel fantasme masculin !!! Mais l’aéroport n’est pas en reste pour vous les filles… L’uniforme vous évoque le pilote, ses galons, ce sauveur en cas de problème. Avec l’univers de l’avion, tous les clichés sont là, du plus terrifiant quand on n’est pas très rassuré par ses engins qui s’envolent au plus érotiques grâce au septième ciel. Mais quelle est la réalité ? Hum… Je ne suis pas sûr que mon expérience perso reflète la réalité même si j’ai passé un nombre d’heure non négligeable dans les avions. Pour m’en assurer j’ai tapé « hôtesse de l’air » dans Google image (Bon, OK les filles, j’ai aussi tapé « pilote de ligne » pour voir le résultat). Cette recherche m’a soudainement fait douté des résultats donnés par Internet. La toile nous donne-t-elle ce qu’on a envie d’entendre ou de voir, ou bien nous donne-t-elle une réponse à peu près exacte sur le sujet qu’on recherche ? La réponse réside dans les mots clés que l’internaute tape. En effet, que recherche le type qui tape « hôtesse de l’air » dans google image ? Il cherche une certaine image de la femme sauf peut-être moi qui cherchait à comparer les réponses avec la réalité des aéroports (Oui, parce que si on veut voir des femmes nues, il vaut mieux taper « prothèse mammaire », ca marche vraiment mieux; NON !!! N’essayez pas, le résultat est vraiment trop dégueu !!!). Bref, google comprend ce que recherche l’internaute quand il tape dans le moteur de recherche… Moi ca me fait peur.

Revenons, à nos uniformes. Je pourrais en écrire des tonnes sur le flic, le curé, le facteur, l’infirmière, le plombier (même le polonais); Je trouverais même peut-être quelques mots à écrire sur les militaires voire même surement une inspiration sur les écoliers des écoles outre Manche ou quelques sarcasmes sur les jeunes diplômés américains.  Le contrôleur SNCF y trouverait même sa place, les employés EDF/GDF pourraient avoir une ligne ou deux, je pourrais faire une pointe d’humour sur les employés d’Orange qui ont un uniforme plus proche des pompes funèbres que de la couleur de Bayrou et je pourrais même faire rougir les filles en évoquant le pompon de nos marins. J’aurais probablement garder le pompier pour la fin à moins que cette meilleurs place ne soit  pour l’instituteur des années 30. De ci de là, j’aurais surement placé le cosmonaute, la majorette et j’aurais même fini par parler de mardi gras, des déguisements voire des fêtes à thème dans lesquelles ca m’emmerde de me déplacer car une soirée « toge au bord de la piscine », « une pointe de rouge » ou « un déguisement qui commence par la lettre de votre prénom » ne m’inspire pas du tout !!! Au fait, si vous avez une idée de déguisement qui commence par un « C », je suis preneur (A part « Courant d’air », celui là, je l’ai déjà).

En fait (là)(private joke), le seul déguisement qui me fascine (les autres, je les méprise) est celui qui n’est pas vu comme tel et que je cotoie pourtant quotidiennement, le costard. Arrivé à une certaine fonction ou une certaine classe sociale, l’employé, pardon, le cadre, ne s’habille plus comme il aime. Il porte sa chemise voire sa cravate, un pantalon noir ou gris acheté au BHV ou au Printemps. Cet uniforme est le même dans toutes les compagnies et ceux qui ne le portent pas ne peuvent pas  fréquenter les sphères du pouvoir. Le week-end, cet uniforme est remplacé par un polo et éventuellement un jeans. Le polo sera griffé pour continuer à montrer son rang social, quant au jeans, ce sera le fameux 501, car le cadre n’a pas vu que la mode avait évolué depuis sa jeunesse. Le comble du ridicule est le port des fameuses chaussettes « burlington », mais je n’ai pas souvent l’occasion de côtoyer du aussi « poch ». Ces uniformes (semaine + week-end)  sont les pires d’entre tous car ils ne sont pas officiellement imposés mais les refuser, c’est se mutiler. Je me suis donc mutilé.

13 janvier 2012

Le ministre

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

En 2007, l’homme qui allait devenir notre Président s’est adressé à la France d’en bas, celle qui se lève tôt. J’aimerais aujourd’hui que nous ayons une pensée particulière pour la France d’en haut (celle qui se lève tard ?), j’aimerais que nous sortions nos mouchoirs pour nos ministres. Non, ce n’est pas une plaisanterie, je pense qu’il n’y a rien de pire que le boulot de ministre. Mon oncle qui était tourneur-fraiseur, quel chanceux. Mes parents, instituteurs, quelle bande de privilégiés. Moi-même qui n’arrive pas à définir mon job, quel veinard, mais ministre, quelle horreur !

Tout d’abord, j’aimerais corriger la parenthèse du premier paragraphe, les ministres ne font pas partie de la France qui se lève tard. J’écoute Inter tous les matins et souvent Patrick Cohen reçoit un ministre (j’aimais bien aussi quand c’était Demorrand mais je l’aime bien aussi à Libé). Preuve donc qu’ils se lèvent tôt. Ils se lèvent même si tôt, qu’ils ont le droit de passer à la radio. Ils ont le droit et le devoir de s’exprimer, de communiquer sur leurs actions, sur leurs décisions. Même si je rêvais de m’exprimer chez Patrick Cohen et j’avoue, j’en rêve quand je me rase le matin, jamais il ne m’invitera. Pourtant j’en ai des choses à dire. D’ailleurs je les écris. J’aimerais par exemple assister au passage d’antenne entre Patrick et Pascale. OK, pour ceux qui écoutent RTL, Europe ou RMC, vous êtes largués, je ne vois qu’une solution, vous brancher sur Inter. Quel publicitaire je fais pourtant je ne suis pas un défenseur d’Inter surtout depuis que cette radio a mis dehors Didier Porte et Stéphane Guillon. A propose de Guillon, avec l’affaire DSK, ne devrait-il pas être réintégré ?  Mais ce n’est pas le sujet, je reviens à nos moutons, pardon à nos ministres.

Etre ministre, ce sont d’abord des conditions de travail abusives : Il n’existe pas de syndicat (même chez les ministres de gauche), ni de préavis. Du jour au lendemain, paf, lourdé, le ministre perd alors les honneurs et les privilèges. La dégringolade est rapide, les nerfs tendus, le téléphone ne sonne plus, Outlook ne bipe plus… La déchéance. Dans certains cas, le ministre est même suivi par des paparazzis qui veulent filmer ou shooter la mort de l’animal. Pourtant l’horreur de la fonction avait commencé avant cette déchéance…

Etre ministre, c’est en effet  être le patron de son cabinet ministériel : Vous êtes le boss d’une trentaine de personnes. En tant que boss, vous devez fixer des objectifs, faire passer des entretiens de formation, des entretiens annuels, écouter les doléances de votre équipe qui voudrait une plus grosse augmentation ou un bonus plus adéquat que l’équipe d’à côté. Vous êtes le chef de service qu’on emmerde toute la journée, vous qui aviez signé pour sauver la France. Dans une entreprise privée, cette fonction est un job à plein temps, mais pour le ministre, ce n’est qu’une goutte d’eau… Je crois que j’aurais pu accepter si la fonction s’arrêtait là, mais le pire est à venir…

Votre vrai travail est d’écouter des groupes de pression qui vous expliquent combien l’emploi ou la situation économique se dégradera si vous ne prenez pas telle ou telle décision. Et quand vous la prenez, paf, 1 million de mecs dans la rue. Je crois que les citoyens ne comprennent pas que vous, le ministre, vous travaillez uniquement pour le bien de la France. Quatre jours par semaine de 6h à minuit, vous ne pensez qu’au bien de la France. Oui, minuit, parce qu’en plus d’être de la France qui se lève tard, le ministre fait aussi partie de celle qui se couche tard. Quelle ingratitude, ces français, ils ne pensent qu’à la voiture de fonction, aux cocktails et autres vernissages d’expos à la mode, à la garden party de l’Elysée, aux places VIP des concerts ou match en tout genre, aux motards qui vous ouvrent la route, à vos collègues tunisiens qui vous invitent dans un yacht ou un jet… Mais le ministre est d’abord un homme, souvent père de famille… Quand vient le week-end, pas de vélo avec les enfants. D’ailleurs pour le ministre l’enfant est excellent pour la photo et pour le cadre sur le bureau. Le reste c’est de la perte de temps. Le week-end donc, le ministre redevient député ou maire. Il va sur le marché, au concours de belotte, à la soirée des vieux, au feu d’artifice, à la réunion de quartier, au gala de danse, au tournoi de tennis, à la remise de médaille, à l’enterrement, au pot des anciens combattants, au critérium, au feu de la Saint Jean, à la fête de l’école, au bal des pompiers… Les samedis de printemps et d’été, point de barbecue pour le ministre… Il marrie !

Puis, quelques fois dans le mois, il faut se montrer au siège du parti sinon un jeune loup est parachuté sur la circonscription et paf plus de job. Et là encore, il faut se vendre, expliquer et re-expliquer que les mesures prises le sont uniquement pour le bien pour la France et nullement pour un intérêt privé. J’ai donc été obligé de dire non. Sauver la France m’attirait, mais j’aime trop emmener mes enfants à l’école, aller à la piscine, faire du tennis ou du vélo avec eux… J’aime quand les copains débarquent à la maison pour un barbecue géant, j’aime me foutre de la gueule des portes drapeaux lors de cérémonies officielles, j’aime rire des vieux qui n’ont jamais été jeunes et des jeunes déjà si vieux. Le politiquement correct m’emmerde, et j’ai trouvé ça trop classe d’envoyer chier le premier ministre. Et puis de savoir que j’aurais pu m’assoir là ou Christine Boutin, Nadine Morano, David Douillet, Christian Estrosi ou Fédéric Lefebvre (tiens, Sophia Aram déclarait la semaine dernière qu’elle pourrait avoir le tiercé dans l’ordre (*), moi, j’ai le quinté) se sont probablement assis, j’ai décidé de rester là où je suis.

(*) Je vous conseille l’écoute de Sophia Aram face à Nadine la semaine dernière sur Inter…

 

2 janvier 2012

Rétrospective 2011

Publié par cyrilcouet dans Du blablabla

Ca y est, 2012 est arrivée, plus que quelques mois avant la fin monde. Les Mayas l’avaient prédit, Paco Rabanne l’a confirmé, nous, nous le vivrons. Cette fin du monde me donne un peu moins de douze mois pour vider ma cave… Quitte à mourir, autant que mes grands crus finissent dans mon corps que retourner à la Terre ; D’autant que je ne suis pas fan des offrandes, je n’offrirai donc pas mes bulles, mes blancs et mes rouges à la planète (Euh, non, je n’ai pas rosé dans ma cave, l’été est loin et les bonnes résolutions encore valides). 2011 est donc finie, vive 2011. Il est donc temps de faire dans la rétrospective. Le sujet est assez facile, il suffit de google-iser « rétrospective 2011 » et hop, on sait en dix photos, cent raisons ou mille commentaires les évènements les plus importants de l’année passée.

En réalité, ce qui m’intéresse dans cette rétrospective est d’admirer comment notre société vit sa vie comme une série télé. Il semble d’ailleurs que la série est ce qu’il y a de plus rentable dans notre tube cathodique (OK, j’abandonne le cathodique en 2012, je passe au LCD voire à la LED, avec un écran qu’on ne mesure plus en centimètre mais en pouce et avec une fréquence de rafraichissement qui ne me parle pas mais qui parait aussi importante que le nombre de lames dans un rasoir Gilette). Désolé pour les héritiers des Carpentiers, la variété c’est out, aujourd’hui on veut un héros beau comme The Mentalist, arrogant comme Dr House, facho comme Bauer, doué comme Dexter le tout avec une maitresse digne de Desperate Housewife…

Ce qui m’a donc frappé en cette année pré-éléctorale (waouh, notre futur nouveau président n’aura pas beaucoup de temps pour préparer la fin du monde…) est la mise en scène de tous les évènements qu’ils soient importants ou non. Ainsi, l’affaire Dupont de Ligonnes nous a été relatée d’épisode en épisode à la manière d’une série ; Comme elle, la saison un se finit en queue de poisson mais je fais confiance à notre ministre de l’intérieur pour nous pondre une saison deux pleine de suspens ; Arrivée sur vos écrans vers le mois d’avril quand le gouvernement aura besoin de montrer comme notre police travaille bien.

Pour ce qui est de 24h chrono, on a eu la mort de Ben Laden. Jack Bauer peut aller se rhabiller (Désolé Jack, finallement le facho est moins à la mode), on a eu du vrai, du live, encore mieux que la télé-réalité. Des images diffusées avec parcimonie, une intrigue en jetant le corps dans la mer d’Oman, un peu de sexe en apprenant que Ben aimait regarder Canal Plus le premier samedi du mois… Qu’est-ce qu’ils vont nous trouver pour la saison deux ???

On a eu aussi deux flics plus vrais que nature qui amenaient DSK devant les caméras du monde entier… Waouh, ça y est, la vraie vie a rejoint la fiction, le patron du FMI se tape tout ce qui bouge, les socialistes ne sont pas irréprochables, les pervers peuvent être de gauches… Pour la saison 2, on devrait apprendre que Lagarde… Non, j’ai promis au producteur de ne rien dire… Juste une petite fuite, Silvio Berlusconi arrivera en guest star…

Il y a eu aussi la mort d’Amy Winehouse… Comme ils le disent dans les séries, si tu prends de la drogue, de l’alcool ou les deux en même temps, tu meurs. Par contre si tu es beau (belle), bien élevé(e), tu as une chance de te marier avec un membre de la famille royale.

On a eu aussi notre président dans son propre rôle (de père, de neuneu ou de futur maitre du monde), des peuples arabes qui nous ont pondu des scénarios incroyables, des dirigeants mondiaux qui n’interviennent que si du pétrole est en jeu, une crise financière que tous les économistes avaient prévu (promis, c’est la dernière), des catastrophes naturelles dignes de « 2012 », Steve Job nous rappelant l’égalité que nous apporte le cancer, un scénario plus qu’improbable pour les rugbymen français et même des otages tués ou libérés (pour cette deuxième partie, c’était aussi prévu pour l’année prochaine, mais par manque de ressources, les producteurs ont préféré avancer la date).

Nous sommes donc tous acteurs d’une série mondiale et unique en son genre. Les producteurs placent de plus en plus de caméras un peu partout dans les villes ou les lieux stratégiques afin de faire du sensationnel et de l’audience. Le clou du spectacle sera le 21 décembre prochain avec la fin du monde, personne ne sait encore comment nous ferons pour visionner ces images mais sans trahir de secret je pense que Dieu doit être dans le coup ; La preuve, les intégristes de toute part « lobbyisent » à mort (bravo à Charlie Hebdo pour sa participation) pour que ce soit leur Dieu qui est le rôle principal.

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